Tous les mois, Monaco-Tribune donne la parole à un ou une athlète monégasque qui fait rayonner la Principauté. Pour ce premier épisode, qui d’autre que Xiaoxin Yang. Étincelante lors des Jeux méditerranéens d’Oran (Algérie), la pongiste monégasque vient tout juste de remporter la médaille d’or.

De retour à Monaco dans la nuit de samedi (2 juillet) à dimanche (3 juillet), Xiaoxin Yang a déjà repris le chemin de l’entraînement. En ligne de mire, deux compétitions internationales regroupant les meilleures joueuses de la planète à partir du lundi 11 juillet à Budapest (Hongrie).

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Grâce à ses performances lors des Jeux méditerranéens, la voilà désormais dans le top 10 mondial de la discipline. Un accomplissement pour elle. Mais à 34 ans, la pongiste du Rocher n’entend pas en rester là.

Quel sentiment prédomine après cette médaille d’or ?

Beaucoup, beaucoup de bonheur. Je n’aurais jamais imaginé réalisé une compétition aussi aboutie, avec pratiquement tous mes matchs remportés 4 sets à 0. Tout le monde me disait que j’étais favorite, mais seule la victoire compte. Je suis très contente de cette médaille.

Quand on a la chance de disputer les Jeux Olympiques, on est marqué à vie !

Xiaoxin Yang

Est-ce une revanche après la médaille d’argent à Tarragone en 2018 ?

On peut dire ça. En 2018, j’ai connu une grande déception, en perdant en finale. Mais c’était compliqué physiquement, quelques mois seulement après mon accouchement.

Avez-vous douté pendant la compétition ?

Pas un seul instant ! J’ai élevé mon niveau de jeu au fil des jours. Il y a juste le deuxième jour, où j’ai perdu deux sets (face à la Française Lutz, ndlr). Ça m’a un peu réveillé. Il y a toujours forcément un peu de stress. Mais j’avais tellement envie de gagner… Quand j’ai reçu cette médaille d’or, je me suis sentie soulagée. Dans ma tête, l’objectif était réalisé.

Xiaoxin Yang aux côtés de son entraîneur, Gang Xu/©Nacho Casares Montoya

Votre présence lors des derniers Jeux Olympiques de Tokyo vous a-t-elle aidé ?

Quand on a la chance de disputer les Jeux Olympiques, on est marqué à vie ! C’est une expérience unique, qui dans la tête, apporte énormément de maturité supplémentaire. Quand j’arrive dans une compétition désormais, je me sens mieux préparée.

La présence du Prince Albert II m’a énormément motivé !

Xiaoxin Yang

Le soutien du Prince Albert II a-t-il joué un rôle déterminant ?

Honnêtement, ça m’a énormément motivé ! Je ne voulais pas le décevoir. En plus, il est resté tout au long de mon match (en quart de finale, ndlr). C’était incroyable. Je voulais lui montrer de quoi je suis capable. C’est une grande fierté.

Quel regard portez-vous sur les résultats et les performances des autres athlètes de la délégation monégasque, dont vous êtes la porte-drapeau ?

Il y a une superbe ambiance dans l’équipe. Après mes matchs, je suis allée encourager les judokas (Nicolas Grinda et Marvin Gadeau, ndlr). J’ai aussi poussé derrière Lucas (Catarina). On reste souvent ensemble, avec son coach. Je pense que Lucas peut encore grimper plus haut, tout comme Kevin (Crovetto) en gymnastique. Nous avons la chance de compter sur des athlètes de haut niveau. Mais il faut leur laisser encore du temps pour progresser. Une chose est sûre, la délégation monégasque a de belles années devant elle.

Justement, quelles sont vos ambitions désormais ?

J’ai réussi à intégrer le top 10 mondial. C’est une consécration pour moi. Le résultat de beaucoup d’efforts. Mais je ne vais rien lâcher. Je vais essayer de monter encore plus haut. L’objectif est au moins de m’y maintenir afin d’avoir un bon tirage lors des prochains Jeux Olympiques de Paris 2024. J’ai atteint l’âge de la maturité. J’espère continuer jusqu’au Jeux Olympiques de 2028. Tous ces efforts depuis plusieurs années méritent d’être récompensés. Monaco m’a beaucoup aidé. Sans eux, je n’en serai pas là. Je ferai tout pour leur rendre ce qu’ils m’ont accordé.