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Interview

La médiation au coeur des missions du Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco

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Toute l'année, le Musée organise des animations à destination de tous les âges. ©Musée d'Anthropologie Préhistorique de Monaco

L’un des plus vieux musées de la Principauté organise toute l’année ateliers, activités, conférences et visites.

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« La médiation est le reflet du musée et c’est l’une de ses grandes missions, le musée est là pour partager ces connaissances et le patrimoine au public, peu importe l’âge. » C’est au coeur des bureaux des équipes de recherche qu’Elena Rossoni-Notter nous reçoit, où les étagères sont emplies de savoir. Aujourd’hui, c’est justement de la transmission de ce savoir dont nous allons discuter.

Que cela concerne les expositions, dont trois sont à découvrir en ce moment sur place, les conférences, que le Musée d’Anthropologie Préhistorique accueille une fois par mois, les animations ou encore les visites guidées, une notion les relie tous. « Tout part de la recherche, on ne peut pas diffuser s’il n’y a pas cette recherche avant et à la base », expose la directrice qui travaille avec une équipe de chercheurs et de scientifiques toute l’année. Parmi eux, une personne est chargée de la médiation, bien qu’Elena Rossoni-Notter projette, un jour, de créer une équipe complète dédiée à cette mission. « Ça représente énormément de travail », admet-elle.

La Préhistoire s’invite dans les classes monégasques

Et pour illustrer ses propos, la responsable évoque un partenariat que le Musée entretient depuis quelques années maintenant avec la Direction de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Tout au long de l’année, les classes des différents établissements scolaires de la Principauté se rendent au Musée. « On les accueille, que cela soit les maternelles ou les cinquièmes. » Et pour venir compléter et approfondir les connaissances de ces élèves, un cahier scolaire a vu le jour pour venir s’intégrer au programme des cursus. Dans l’emploi du temps des jeunes, un temps est ainsi dédié à l’apprentissage de l’Histoire et de la Préhistoire de Monaco. « Ce partenariat se développe encore davantage chaque année, ce cahier est disponible pour les CE2 et les sixièmes pour l’instant », indique la chercheuse, qui espère concerner l’ensemble des niveaux dans le futur.

L’occasion pour les élèves d’intégrer pleinement le rôle du chercheur et de résoudre les petites enquêtes que l’ouvrage leur propose. Après l’apprentissage théorique, direction le Musée pour « y découvrir l’Histoire sur place, en débattre et connaître plus en détail ce qu’ils ont vu en classe. » « Un grand succès », selon la Directrice que se réjouit de recevoir des familles au Musée dont les enfants ont participé à ces cours.

Allier divertissement et sciences

Pour continuer à apprendre tout en s’amusant, le Musée a également misé sur la formule des anniversaires. « On est presque tout le temps complet », sourit Elena Rossoni-Notter qui ne cache pas le grand succès remporté par ces moments de fête. Ici aussi, plusieurs activités sont proposées aux familles qui peuvent organiser et célébrer l’instant selon un « menu » que propose l’établissement scientifique et culturel. « On appelle ça les paléobirthday (sourire). Selon les goûts de l’enfant, il va choisir ses ateliers, ses jeux. Il y en qui adorent faire de la peinture, d’autres des fouilles ou des bijoux en coquillage, ou même un escape game. » Et le tout, centré autour de la recherche et de faits scientifiques. De quoi concerner tous les âges, et même pendant les vacances.

©Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco

« Chaque vacances, le Musée organise des ateliers et s’amuse à créer des animations thématiques en lien avec les festivités ». Sur ses différents réseaux sociaux, le Musée Anthropologique invite régulièrement les intéressés à s’inscrire pour participer à ces journées ludiques et divertissantes pour les enfants. Pour les vacances à venir, la directrice donne rendez-vous aux 7-10 ans le 27 février prochain pour venir créer une histoire au Musée, celle de Stepan le Mammouth. L’illustre squelette de l’animal est exposé à Monaco depuis 2014, après avoir été retrouvé dans le permafrost sibérien au début des années 90. « L’équipe et un conteur partenaire vont proposer aux enfants de lui créer une histoire, imaginer ce qu’il a vécu en se basant sur des faits archéologiques attestés », développe Elena Rossoni-Notter. Pour réserver sa place, il faut envoyer un mail à map@gouv.mc ou appeler au +377 98 98 80 06.

Vers d’autres projets ?

Et pour continuer de partager ce savoir, le Musée mise aussi sur des travaux à venir, pour gagner de la place mais pas seulement. « L’objectif serait de faciliter l’accès aux Personnes à Mobilité Réduite. L’accessibilité pour tous, qui me tient énormément à cœur s’intègre complètement dans le domaine de la médiation car il faut rassembler tous les facteurs propices à l’accueil des visiteurs.» 

En parallèle, l’institution monégasque souhaite poursuivre son rôle d’éditeur scientifique. « Depuis 1954, les équipes publient chaque année un bulletin scientifique, ainsi que des hors-séries.» Elena Rossoni-Notter se réjouit des partenariats en place à l’échelle mondiale, mais également locale. Pour ceux qui avaient apprécié les premières aventures de Théo et Sidonie au Musée d’Anthropologie Préhistorique, avec l’auteure monégasque Mireille Grazi, le second tome va paraître dans un mois et rendra hommage au Prince Rainier III, qui inaugurait le musée sur les hauteurs du Jardin Exotique en 1960. À lire en français et en monégasque, l’ouvrage sera même disponible à l’écoute pour la version en monégasque. Pour continuer de « transmettre», encore et toujours !