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Nice, deuxième ville la plus chère de France : réactions de nos lecteurs

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L'attractivité de la ville de Nice est en plein essor © Nick Page - Unsplash

Avec un prix moyen de 5 400 euros le mètre carré et une hausse de 40 % en dix ans, Nice confirme son statut de ville devenue inaccessible pour beaucoup. Nos lecteurs partagent leur ressenti entre amour pour la Côte d’Azur et exaspération quotidienne.

Pour la deuxième année consécutive, Nice se classe juste derrière Paris en matière de prix immobiliers, avec un mètre carré moyen à 5 400 euros. Une situation qui s’explique par une demande toujours plus forte, face à une offre peinant à suivre. Sur nos réseaux sociaux, vos réactions témoignent d’une ville à deux visages.

« Le soleil se paie cher » : un cadre de vie prisé

Pour de nombreux lecteurs, le prix élevé de l’immobilier niçois s’explique par des atouts géographiques incomparables. « Le soleil, on le paie cher, mais nous sommes heureux », résume Denis, tandis qu’Arlette surenchérit : « Je confirme, le soleil est cher ».

Monica souligne l’ensemble des atouts de la ville : « On a le bord de mer, le vieux Nice est magnifique et typique, et à 50 kilomètres les stations de ski. Qui dit mieux ? » Didier va plus loin en évoquant « un eldorado » avec « l’aéroport, le TGV, Monaco, l’Italie, la mer, la montagne, Sophia Antipolis ». Benjamin y voit une ville victime de son succès : « Parce que c’est la deuxième plus attractive. Rançon de la gloire, malheureusement ».

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Patricia illustre cette réalité avec un exemple concret : « Je suis passée devant une agence immobilière, un appartement de 100 mètres carrés dans le Vieux-Nice affiché à 880 000 euros ! » Christine témoigne avoir vu une annonce à 9 000 euros le mètre carré, dans un immeuble neuf situé Avenue Auguste Gal.

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Le marché immobilier niçois ne connaît pas la crise © Huy Phan – Unsplash

Le revers de la médaille : propreté, insécurité et circulation

Si certains défendent Nice, d’autres pointent du doigt les problèmes quotidiens de la ville. « La plus chère, mais aussi dans le peloton de tête de l’insécurité », déplore Claude. Plusieurs lecteurs évoquent la propreté comme un souci majeur. « La saleté est vraiment un problème », constate Mila, tandis que Véronique se montre plus sévère : « La plus chère, la moins sécurisée, la moins accueillante et des plages médiocres ».

La circulation fait également partie des griefs récurrents. Stéphane, qui a vécu 17 ans à Nice, dresse un constat sombre évoquant les embouteillages et certains quartiers difficiles. Carole a d’ailleurs quitté Nice après 31 ans pour Cannes : « C’est très calme et j’ai tout à proximité ». Sébastien résume : « Plus cher pour rien de plus que d’autres, au contraire même pour moins. Plus d’insécurité, de moins en moins de charme, de plus en plus de circulation ».

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Le grand écart entre prix et salaires

La principale préoccupation de nos lecteurs reste le décalage entre le coût de la vie et les revenus. « Si seulement le salaire suivait », soupire Malala. Karen résume : « Presque aussi chère que Paris avec des salaires moindres ». Emmanuel souligne que « même le locatif est cher avec des appartements pas forcément en bon état ».

Un constat qui touche particulièrement les actifs et qui pénalise les Niçois de longue date. « Les actifs galèrent à trouver un logement, trop cher par rapport au salaire », s’indigne Martine. Pour Philippe c’est « un malheur pour les Niçois de souche ». Retraité, Paganoni a dû quitter Nice pour se reloger dans le Var. Selon Florence, l’écart entre prix et salaire est la principale cause de la difficulté rencontrée par les Niçois pour se loger.

Tourisme et fiscalité : des facteurs aggravants

Plusieurs locaux pointent l’impact du tourisme sur les prix. « On remerciera les touristes, Airbnb et tout ce qui s’ensuit », ironise Oriane. La fiscalité locale est également critiquée. Jeannot évoque « la taxe foncière la plus assassine de France », un sujet sur lequel Jean-François abonde : « Je pense même qu’en taxe foncière, on doit être champions ! ». Jean-Philippe lie ces hausses aux dépenses locales : « Normal avec tous ces travaux à Nice ».

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Nice accueille cinq millions de visiteurs par an © Unsplash

Au-delà de l’immobilier, c’est l’ensemble du coût de la vie qui est concerné. « Ça ne touche pas que l’immobilier », rappelle Thérèse, tandis que Lauryne confirme : « La plus chère, pas que pour l’immobilier. Pour tout ». Oumi ajoute : « Même la nourriture est trop chère par rapport aux autres départements ».

Entre attractivité indéniable et difficultés quotidiennes, Nice incarne le paradoxe d’une ville prisée mais de moins en moins accessible. Avec une hausse de 40 % en dix ans et des Alpes-Maritimes classées troisième département le plus cher de France, la tendance ne semble pas près de s’inverser.