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Récit

Powher 2026 : Céline Cottalorda appelle à « être tous unis » pour les droits des femmes

Céline Cottalorda
La conférence de presse, animée par Céline Cottalorda, s'est tenue à l'espace Léo Ferret, lieu qui accueillera également l'événement le 6 mars © Direction de la communication

Cette année, le sport et la santé serviront de fil rouge pour traverser les grandes étapes de la vie d’une femme.

Le vendredi 6 mars, l’espace Léo Ferret accueillera la nouvelle édition de Powher, la journée portée par le Comité pour la promotion et la protection des droits des femmes, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes qui a lieu chaque année le 8 mars.

C’est Céline Cottalorda, déléguée interministérielle pour les droits des femmes, qui a ouvert la conférence de presse en retraçant le chemin parcouru depuis la création du comité, il y a huit ans. Quinze campagnes de sensibilisation, sept lois votées par le Conseil national, 14 études publiées par l’IMSEE et 1 159 personnes formées à l’accueil des victimes ou à la prévention du sexisme au travail. Des chiffres qui témoignent d’une action publique structurée, mais qui ne font pas oublier l’ampleur du défi global. Car en 2026, les femmes ne bénéficient que de 64 % des droits juridiques dont disposent les hommes à l’échelle mondiale.

Selon l’ONU, au rythme actuel, il faudrait encore 286 ans pour combler ces disparités : « 286 ans, c’est très long. Ça ne fait pas rêver », a sobrement commenté Céline Cottalorda. Un chiffre vertigineux, qui dit à lui seul pourquoi cette journée existe, et pourquoi elle dépasse largement le symbole d’une date : « Le 8 mars, c’est une date, un jour dans l’année. Mais, les droits des femmes, c’est toute l’année. Ce qui compte, c’est la cause qu’on défend et d’être tous unis », a-t-elle insisté. C’est ce constat qui a guidé le choix des thématiques de cette édition.

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Sport et santé : deux miroirs des inégalités

Powher 2026 s’appuiera sur l’univers sportif pour raconter le parcours d’une femme, de l’enfance à l’âge senior : « On sait tous que le sport est un vecteur d’émancipation, de prise de confiance en soi. C’est une manière aussi de s’approprier son corps. Mais malgré tout, dans la pratique sportive, il reste des différences », a rappelé la déléguée interministérielle. Des inégalités observables dès le plus jeune âge, des disciplines encore genrées, une médiatisation moindre : «Qui dit médiatisation moindre, dit sponsoring inférieur, et donc salaire inférieur. »

En matière de santé, le constat est tout aussi préoccupant : sous-diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes, errance diagnostique autour de l’endométriose, tabous persistants autour des règles. « Heureusement, ce sujet remonte à la surface et commence à être de mieux en mieux traité », a-t-elle précisé, soulignant que la parole se libère progressivement sur ces questions longtemps ignorées.

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Huit ateliers, un jeu de piste, une œuvre collective

La scénographie s’organisera autour d’une piste d’athlétisme symbolique. Huit ateliers représenteront les différentes périodes de la vie d’une femme. Les visiteurs seront invités à parcourir ces étapes dans le cadre d’un jeu de piste. À chaque atelier, un indice à récolter, un mot de passe à reconstituer pour accéder à la scène finale.

Parmi les temps forts de la journée, les participants pourront retrouver une exposition photographique signée «Le Turk ». L’artiste a photographié des sportives monégasques dans plusieurs disciplines (judo, athlétisme, gymnastique, basket et rugby). Des portraits qui viendront célébrer la force et la compétition au féminin : « C’est assez spectaculaire, et ça rend vraiment hommage à ces sportives locales », promet Céline Cottalorda.

Fidèle ambassadeur des droits des femmes depuis la création du comité, l’artiste Mr OneTeas signe cette année encore une œuvre inédite.

l'artiste Mr OneTeas
© Direction de la communication

Une création participative, dont le visiteur devient lui-même acteur, accessible au terme du jeu de piste : « L’idée, c’est que l’on laisse notre trace. Que l’année prochaine, on aura parcouru encore quelques mètres vers l’égalité. Cette œuvre, ça sera avant tout la vôtre. »

Des ateliers sur la maternité et la santé féminine

Chloé Boscagli, élue en charge du service petite enfance, a présenté l’atelier dédié à la parentalité, avec ce message fort : « Être mère, c’est être une sportive de haut niveau. »

© Direction de la communication

Corinne Lorenzi, cadre de santé au CHPG, a quant à elle présenté l’implication de l’hôpital, notamment à travers les parcours dédiés à l’endométriose et à l’ostéoporose fracturaire, ainsi que Pal’Patrouille, l’équipe pluridisciplinaire du CHPG déployée en prévention dans les institutions publiques et privées.

Aurélie Montet, chef de division à la direction de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports (DENJS), a souligné combien la sensibilisation des jeunes à ces questions reste une priorité. Une dizaine de classes, essentiellement des collégiens, viendront ainsi parcourir le jeu de piste tout au long de la journée, accompagnés de leurs enseignants. Et la parole des jeunes ne s’arrêtera pas là. À partir de 18 heures, le Conseil national accueillera le concours d’éloquence, dont le thème retenu cette année : «Une histoire d’égalité : d’ego à égaux », promet des prises de parole engagées. L’engouement a été particulièrement fort avec 22 candidats inscrits, soit le double de l’édition précédente, au point qu’une phase de présélection devra être organisée avant la finale à dix dans l’hémicycle.


Informations

  • Vendredi 6 mars 2026
  • Jeu de piste & ateliers : 11 heures – 17 heures, à l’espace Léo Ferret, Fontvieille
  • Concours d’éloquence : à partir de 18 heures, hémicycle du Conseil national
  • Entrée gratuite, ouverte à tous