Une enquête a été réalisé cet été auprès des entreprises ayant mis en place le télétravail. Communiqués officiellement récemment, les résultats sont très encourageants.

En principauté, 61 entreprises ont mis en place le télétravail. Reposant sur du volontariat au sein de l’entreprise ou faisant partie des conditions de recrutement du salarié, le dispositif soulève néanmoins encore de nombreuses interrogations. Pour autant, le gouvernement l’affiche comme l’une de ses priorités pour les années à venir. Adopté par le secteur privé en 2016, il concerne aujourd’hui 665 salariés, dont 60% d’hommes et 40% de femmes. Seuls 5% des télétravailleurs sont établis à Monaco. Les autres le sont dans les communes limitrophes ou en France.

Les employeurs sont satisfaits du télétravail

C’est le résultat du questionnaire en forme de bilan d’étape soumis cet été aux entreprises concernées. Pour analyser les résultats de cette enquête, une vingtaine de représentants d’entreprises ont été reçus récemment au ministère d’Etat. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que les employeurs sont satisfaits. D’abord, pour le gain de productivité obtenu. Le temps de trajet est en effet réinvesti dans le travail et les télétravailleurs ont davantage à cœur de montrer leur réactivité. Ensuite, pour la souplesse de sa mise en oeuvre. S’il ne convient pas au salarié, ce dernier peut l’abandonner et revenir à des journées de bureau classiques.

Autant de retours d’expériences positifs qui encourage le gouvernement à poursuivre et à développer une pratique qu’il aimerait à terme faire adopter par la fonction publique. En attendant, le conseiller de gouvernement pour les affaires sociales et la santé, Didier Gamerdinger, qui « croit beaucoup » en cette pratique, a demandé aux autorités italiennes de réfléchir à la possibilité de l’ouvrir aux transalpins.