Nicolas Hesse, co-fondateur et président du SIAM, Salon International de l’Automobile de Monaco, nous a parlé de son aventure monégasque. Grâce au SIAM, la Principauté s’est faite une place à part sur la carte très chargée des salons automobiles.

 

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans l’industrie automobile ?
Mon père était président du Mondial de l’automobile de Paris. Il m’a appris beaucoup de choses sur cette industrie. Après avoir joué quelques années dans un groupe de rock aux États-Unis, j’ai décidé de travailler avec lui et de participer à la création d’un nouveau type de salon de l’automobile ici à Monaco.

Comment vous est venue l’idée de créer le SIAM?
L’idée était assez spontanée. Lors d’une visite officielle du Prince Albert II de Monaco au Mondial de l’automobile de Paris, nous lui avons parlé de l’opportunité de créer un événement spécial à Monaco, car rien de semblable n’existait à ce jour. L’idée lui a plu. Il nous a accordé son Haut Patronage et nous avons commencé à y travailler pendant un an.
La principale difficulté lorsque vous créez un nouvel événement est que vous devez convaincre les acteurs du secteur de prendre part à quelque chose qu’ils n’avaient ni prévu ni budgété dans un court laps de temps.
Ensuite, il s’agit de réussir à créer un événement qui attirera suffisamment de visiteurs, d’acheteurs, de médias, de fonctionnaires, d’influenceurs pour que cela en vaille la peine. D’autant plus que c’était la première édition pour les exposants et les partenaires.

Monte-Carlo a d’ailleurs été l’inspiration de cet événement.

Pourquoi avoir choisi Monte-Carlo comme lieu pour le salon ?
Monte-Carlo a d’ailleurs été l’inspiration de cet événement. Depuis, d’autres pays nous ont proposés, mais l’événement a été fait sur mesure pour Monaco.
Pour la première édition, le salon était réparti dans différents lieux de la Principauté (Quai Albert Ier, Place du Palais Princier, Place du Casino, Grimaldi Forum).
C’était une idée innovante mais difficile à mettre en œuvre sur le plan logistique. Dès la deuxième édition, nous avons donc organisé l’événement sur le Quai Albert Ier.

Le salon est-il important pour la Principauté ?
Le SIAM est placé sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco et bénéficie du soutien de la Direction du Tourisme et des Congrès. Le Salon est important pour Monaco à plusieurs égards. Premièrement, c’est un grand événement public. Il s’agit donc non seulement d’un rendez-vous annuel pour les citoyens et les résidents de Monaco, mais aussi pour les touristes de la Principauté. Deuxièmement, il rassemble une grande majorité de l’industrie automobile monégasque pendant quelques jours. Enfin et surtout, comme le thème principal du salon a toujours été l’écologie, l’innovation, mettre en valeur l’automobile dans un tel contexte est un point important pour Monaco.

Pourquoi avez-vous choisi les voitures hybrides et électriques cette année ?
Le salon a toujours été axé sur l’écologie et l’innovation, mais cette année, nous avons voulu faire un vrai pas en avant en le mettant au premier plan. Toutes les marques ont été impliquées et ont présenté leurs voitures électriques et hybrides. Je pense que c’était le bon moment de le faire pour l’évolution de l’industrie. Cette année, le marché était suffisamment développé pour pouvoir se concentrer sur ces thèmes.

Comment travaillez-vous avec les marques ? Comment choisissez-vous les « bonnes » marques ?
L’idée principale de notre salon est que nous accueillons toutes sortes de marques de voiture. C’est notre rôle de créer des pavillons regroupant les « bonnes » marques. La seule chose que nous leur avons demandée est de présenter autant que possible des voitures électriques et hybrides.

Si votre passion dans le passé était la musique, avez-vous déjà eu l’idée d’inviter des musiciens ou de collaborer d’une manière ou d’une autre avec l’industrie de la musique ?
Nous avons toujours fait de petites expositions avec des artistes liés au monde de l’automobile. Nous avions beaucoup d’idées de collaborations avec de grands artistes, organiser des concerts par exemple, mais elles sont toujours restées des idées. Je pense qu’à l’avenir nous organiserons des concerts. J’aime beaucoup les groupes de rock comme Guns N’ Roses ou les Rolling Stones par exemple, mais des groupes comme ceux-ci amèneraient trop de monde, nous n’aurions plus la place !

Comment envisagez-vous de développer le SIAM ?
Pour l’instant, nous évaluons les préjudices que le coronavirus a fait à la dernière édition. Je pense que nous avons déjà trouvé le bon modèle, donc nous devons maintenant ajouter plus d’animation sur place, faire venir plus d’exposants et toujours améliorer la qualité du salon.

Salon International de l’Automobile de Monaco 2020