Dans toute l’Europe, les chefs d’État se sont efforcés à gérer la pandémie de Covid-19 qui s’est emparé du monde entier. Dans certains des plus petits États de la planète, les Princes ont montré l’exemple en montrant comment le coronavirus peut être géré lorsque la majorité d’une petite population est de votre côté. Zoom sur Monaco, Liechtenstein et Andorre.

La Principauté de Monaco

Le Prince Albert II a fait face personnellement au virus, qu’il a lui-même contracté fin mars. En ce qui concerne l’approche de la Principauté dans la lutte contre ce virus, aucune dépense n’a été épargnée pour protéger ses résidents.

À la mi-mai, le gouvernement du Prince a annoncé que des tests de masse seraient effectués et qu’environ 90 000 de ses résidents et salariés seraient soumis à un test de dépistage des anticorps. C’est l’un des projets de dépistage les plus importants, et jusqu’à présent, plus de 7 000 personnes ont été testées, y compris le Souverain lui-même.

Les masques ont été fabriqués par la Fondation de la Princesse Charlène et son frère Gareth Wittstock est allé dans les rues pour distribuer ces masques aux habitants du territoire.

En signe de solidarité avec la Principauté, le Souverain a également réduit de 40 % le budget du Palais pour faire face à la crise économique qui s’annonce.

La Principauté de Liechtenstein

La Principauté du Liechtenstein a mis en place un programme technologique visant à fournir un bracelet biométrique à chacun de ses citoyens afin de suivre les cas de Covid-19 en temps réel et de garder une trace des numéros de cas dans chaque région. Le programme commencera par un bracelet donné à une personne sur vingt, qui recueillera des données telles que la température, la respiration et le rythme cardiaque, tout en transmettant ces données à un laboratoire suisse pour qu’il mène des recherches sur la maladie. La deuxième étape du déploiement de ces bracelets verra les 38 000 habitants en posséder un à l’automne.

prince alois speech liechtenstein covid 19

Fürstenhaus

Le Staatsfeiertag, la fête nationale de la Principauté, le 15 août, pourrait être mis en ligne cette année. Compte tenu de son caractère animé, avec de grands feux d’artifice et d’énormes rassemblements, elle avait été annulée, mais le prince Alois a déclaré dans une interview au Volksblatt qu’elle pourrait se dérouler en ligne.

Par ailleurs, la Princesse héréditaire Sophie a également prononcé un discours sur la solidarité de tous en Principauté et a notamment fait l’éloge de Corona Hilfe, une organisation qui apporte son aide à tous les citoyens de Monaco. Dans ce discours incroyablement rare, la Souveraine a montré sa propre unité avec le pays.

La Principauté d’Andorre 

Bien qu’aucun prince ne réside en Andorre, son coprince Joan-Eric Vives i Sicília et le chef de l’État Xavier Espot Zamora ont mené une bataille politique plus tumultueuse que sanitaire.

Face à une forte baisse de l’activité économique, le gouvernement andorran a demandé l’aide financière du gouvernement français et d’Emmanuel Macron, en tant qu’autre « coprince » de la nation. L’économie ne fonctionnant plus qu’à 20 % de sa fonction habituelle et les frontières étant fermées depuis 75 jours, le futur ralentissement semble en effet bien sombre. Macron et Bruno Le Maire ont refusé cet appel.

Emmanuel-Macron xavier espot zamora covid 19

Le gouvernement d’Andorre

La vente d’alcool et de tabac est interdite aux touristes, et même strictement limitée aux résidents. Après qu’un convoi de voitures soit entré en Principauté en provenance de France pour acheter les produits à bas prix, cela a eu de graves conséquences dans la lutte contre la pandémie.

Le 20 avril, le gouvernement a annoncé que tous les résidents d’Andorre seraient testés à deux reprises contre le COVID-19. Peu après, 150 000 tests ont donc été commandés à la Corée du Sud, et les tests ont commencé le 27 avril.