Un rapport sur le changement climatique et ses effets va être publié en fin d’année par le réseau d’experts méditerranéens sur les changements climatiques et environnementaux (MedECC) : les premiers résultats sont déjà alarmants.

« Les températures moyennes annuelles du bassin méditerranéen augmentent plus vite que la température globale », constate le MedECC. Si les émissions de gaz à effet de serre de diminuent pas, ces températures pourraient augmenter de 3,8 à 6,5°C d’ici à 2100. Conséquences : plus de canicule et de sécheresse. À ces épisodes de chaleur plus fréquents et plus forts s’ajouteraient également une chute de 10 à 30 % des précipitations.

Extinction de plus de 20 % des espèces marines

Des conditions désastreuses compte-tenu de l’augmentation de la demande en eau, qui pourrait passer de 22 à 74 % d’ici 2100 « en raison de l’évolution démographique, de l’augmentation du tourisme de masse et de la demande agricole ». Moins de précipitation signifie salinisation des sols, terres de moins bonne qualité et apparition « d’agents pathogènes » qui impacteront la production agricole.

En mer, le constat est similaire : réchauffement de l’eau, acidification, pollution, espèces envahissantes… Avec la surpêche, ces facteurs pourraient provoquer « l’extinction locale de plus de 20% des poissons et invertébrés marins exploités vers 2050 ». En plus de la production alimentaire, des espèces endémiques comme les herbiers de posidonie et les récifs corallifères sont gravement touchés.

Ce rapport vise à aider les pays du bassin méditerranée dans « l’élaboration de politiques d’adaptation aux changements climatiques et environnementaux en cours ». Publié fin 2020, il sera « discuté avec les parties prenantes et autorités de la région méditerranéenne. »