Arrivé à l’intersaison en provenance de l’Atlético Madrid après un prêt au Grêmio FC, le Brésilien est en train de s’imposer comme un élèment incontournable du dispositif tactique de Niko Kovac. Auteur d’une entrée en jeu remarquable face au Paris Saint-Germain (3-2) dimanche dernier, Caio Henrique est la grande satisfaction de ce début de saison.

Son apparition sur la pelouse à la mi-temps d’une rencontre jusque-là bien mal embarquée a tout changé. Remplaçant au coup d’envoi, la faute à long déplacement en Égypte avec la sélection brésilienne U23 en milieu de semaine, Caio Henrique a grandement contribué au succès de l’AS Monaco face au Paris Saint-Germain (3-2), dimanche dernier au Louis II.

>> À LIRE AUSSI : Volland brille, Fabregas régale… Les notes des Monégasques face au PSG

Alors que les siens étaient menés au score à la pause (0-2), le Brésilien est entré en jeu au retour des vestiaires et s’est tout de suite montré dangereux offensivement, sur chacun de ses centres, en apportant le surnombre dans la surface parisienne. Si l’AS Monaco doit sa victoire aux choix payants de Niko Kovac à la mi-temps et à la mentalité d’un groupe qui semble ne jamais renoncer, Caio Henrique n’est pas non plus étranger à cette folle remontée, orchestrée par le duo Volland-Fabregas.

Arrivé à l’Atlético Madrid à 19 ans

Et pourtant. Caio Henrique revient de loin. Eloigné des terrains pendant de longs mois suite à l’arrêt prématuré de la saison alors qu’il évoluait au Brésil du côté du Grêmio FC, le polyvalent latéral gauche brésilien ne peut s’empêcher de savourer au moment d’enchaîner les matchs sous le maillot de l’AS Monaco. « Le travail commence à payer. Je sens que je progresse et que je prends confiance au fil des semaines, confiait-il ce vendredi en conférence de presse. Je suis content d’aider l’équipe après ces mois difficiles sans jouer. »

Travel Club Monaco

>> À LIRE AUSSI : Disasi a délivré l’AS Monaco, Diop l’a imité… Les notes des Monégasques face à Nice

Débarqué sur le Rocher cet été en provenance de l’Atlético Madrid pour 8 millions d’euros après trois prêts consécutifs au Brésil (Paranà Clube, Fluminense FC, Grêmio FC), Caio Henrique ne cesse d’impressionner Niko Kovac depuis le début de la saison. « Je suis très heureux des performances de Caio. Il travaille bien à l’entraînement et semble de mieux en mieux physiquement. À son arrivée, il n’était pas dans les meilleures dispositions physiques. Mais je sens qu’il progresse. Face à Paris, il a changé le rythme de la rencontre. Les Brésiliens sont souvent des joueurs beaux à voir jouer, c’est son cas. Caio représente le futur de l’AS Monaco. »

International brésilien U23

Si sa première expérience en Europe ne s’est pas déroulée comme prévu – Caio Henrique a très peu joué à l’Atlético Madrid – le natif de Santos préfère relativiser au moment de se remémorer son passage en Espagne. « Cette expérience à l’Atlético m’a beaucoup aidé. Quand on arrive tout jeune d’Amérique du Sud (à 19 ans) et que l’on se rend en Europe pour la première fois, loin de sa famille et de ses amis, ce n’est jamais facile, raconte celui qui s’affirme comme la bonne pioche du dernier mercato monégasque. Cette expérience en Espagne m’a beaucoup aidé à grandir, en tant que footballeur mais aussi en tant que personne. Cela m’a forgé et je ne regrette rien. »

>> À LIRE AUSSI : Les mots de Caio Henrique après sa signature à l’AS Monaco

Cadre de l’équipe du Brésil U23 qui disputera les prochains Jeux Olympiques l’été prochain à Tokyo, Caio Henrique est en concurrence cette saison avec Djibril Sidibé et Fodé Ballo-Touré au poste d’arrière gauche. Capable également d’évoluer au milieu de terrain, c’est bien dans le couloir gauche que Niko Kovac le préfère, là où les qualités du Brésilien s’expriment le mieux. Centres millimétrés, dribbles incisifs, replis défensifs permanents, Caio Henrique a tout pour s’imposer à ce poste de latéral gauche, talon d’Achille de l’ASM la saison dernière. Et si le Brésilien continue d’enchaîner les prestations de haute volée comme face au PSG, intégrer la « grande » sélection brésilienne, son « rêve », pourrait bien devenir rapidement réalité.