Depuis le 2 janvier, Monaco a limité l’accès dans les restaurants aux Monégasques, résidents et salariés. Une liberté critiquée par certaines personnalités politiques en France, d’où la réaction du Souverain, ce jeudi 7 janvier.

Le 28 décembre dernier, le maire de Nice, Christian Estrosi, avait appelé le Premier ministre français, Jean Castex, à demander à son homologue monégasque « d’appliquer les mêmes mesures sanitaires que la France » ou de les limiter aux seules raisons professionnelles. Une semaine plus tard, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, s’est indignée de l’ouverture des restaurants à Monaco.

Face à la recrudescence de cas dans les Alpes-Maritimes, département voisin, les critiques vont donc bon train. Ainsi, le Souverain a répliqué dans un entretien accordé à Monaco-Matin : « Nous avons eu une hausse des cas avec l’afflux de visiteurs supplémentaires pendant les fêtes, et nous avons été réactifs en sanctionnant par exemple les restaurateurs qui ne respectaient pas les règles. »

C’est un peu facile de dire que Monaco est responsable de la hausse des cas dans les Alpes-Maritimes

Prince Albert II

Un reconfinement envisagé à Monaco ?

Le bilan sanitaire s’élève désormais à 1 018 personnes touchées par le coronavirus en Principauté. C’est pourquoi, en plus du déploiement progressif de vaccins, une campagne de tests massive a été mise en place. « Nous restons vigilants et si la situation venait à se dégrader, nous prendrions des mesures sans attendre » assure le Prince Albert II.

Pour rappel, les résidents et Monégasques sont soumis à un couvre-feu limité à 20 heures et le Gouvernement princier fait le point sur la situation chaque jour. « L’hypothèse d’un confinement n’est pas écartée, mais ce serait vraiment en dernier recours. »

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