Après deux abandons successifs et une édition 2020 annulée, Charles Leclerc retrouve ce week-end son Grand Prix, dans les rues de la Principauté. Au volant d’une Ferrari SF21 toujours un cran en-dessous des Mercedes et des Red Bull mais bien plus prometteuse que la décevante SF1000, le Monégasque a des arguments à faire valoir. Pour enfin briller à domicile ?

À Monaco et comme nulle part ailleurs, le résultat de la course se dessine souvent le samedi, lors des qualifications. Sur un circuit de 3,34 kilomètres, où les virages se succèdent en plein coeur de la Principauté, entre les rails de sécurité et les murs, les dépassements sont rares et souvent décisifs. Alors forcément, la pole position, courtisée à longueur d’année, l’est encore plus à Monaco. Et Charles Leclerc le sait.

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Chez lui, dans son jardin, sur les routes qu’il emprunte à chaque fois qu’il se rend en Principauté, quand le calendrier lui permet de rentrer à la maison, le pilote monégasque tentera ce week-end de briller et de porter sa Ferrari vers les sommets. Une SF21 qui lui rend plutôt bien cette saison, avec un véritable cap franchi par rapport à l’année dernière. Sixième à Bahreïn, quatrième à Imola, sixième à Portimão, quatrième à Barcelone, le Monégasque fait preuve d’une grande régularité depuis le début de la saison.

© Scuderia Ferrari

Le duo Hamilton-Verstappen intouchable ?

Pas encore assez rapide pour aller titiller Lewis Hamilton (Mercedes) et Max Verstappen (Red Bull), Charles Leclerc (5e, 40 points) est pour l’instant confortablement installé à la cinquième place du championnat, à la lutte avec Valtteri Bottas (3e, 47 points) et Lando Norris (4e, 41 points), mais devant Sergio Perez (6e, 32 points). À domicile et sur un circuit qu’il connaît par coeur, le pilote de la Scuderia Ferrari entend bien franchir le cap et monter sur son premier podium cette saison (son dernier remonte à 2020, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne).

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Si un tour quasi parfait samedi lors des qualifications et une bonne place sur la grille pourrait lui permettre d’y arriver (les Ferrari faisant jeu égal, voire plus, que les McLaren, le principal concurrent), Leclerc devra cette année se montrer plus patient et moins agressif, pour ne pas revivre le scénario des années précédentes en Principauté. Lors des deux derniers Grand Prix de Monaco, Charles a en effet connu diverses mésaventures, avec un abandon en 2018 au volant de son Alfa Romeo-Sauber, pour des freins capricieux, et un autre l’année suivante, avec Ferrari, pour un accrochage fatal.

Mais cette année, la SF21 semble afficher un rythme de plus en plus prometteur, et les virages sinueux de la Principauté ne seraient pas pour lui déplaire… Et si c’était enfin la bonne ?