Avec son ambitieux plan de modernisation des équipements publics, la Principauté reste un territoire dynamique où les chantiers se succèdent sur deux kilomètres carrés. Le Gouvernement Princier s’attèle désormais à réduire la pollution sonore grâce à des outils innovants et des procédés ingénieux, tout en établissant des espaces de dialogue avec les habitants.

Un tout nouvel hôpital, un collège qui accueillera bientôt 1500 élèves, avec sa piscine longue de 25 mètres ou encore une médiathèque de trois étages : à Monaco, les chantiers s’enchaînent afin de doter le territoire des meilleures infrastructures publiques et de relever les objectifs du plan national pour le logement. Dans ce contexte d’activité soutenue, germent d’innovantes idées pour réduire une pollution sonore devenue quelque peu envahissante, titillant l’ouïe des riverains et berçant leur quotidien d’une mélodie marteau-piquante.

Si le Gouvernement Princier encadre les nuisances sonores des chantiers grâce à des mesures réglementaires comme l’interdiction des travaux de forage et de percussion lors des plages horaires sensibles pour les riverains, ou incite les ouvriers à utiliser leurs talkies-walkies pour communiquer entre eux la nuit, il fait également le choix d’équipements capables de réduire considérablement le bruit des travaux.

Apaiser les oreilles des riverains

« Sur les chantiers de voirie, les ouvriers utilisent désormais des capots pour atténuer les nuisances stridentes, un système qui limite par la même occasion les émanations de poussières », explique Jean-Luc Nguyen, Directeur des travaux publics au sein du Gouvernement Princier. « Nous choisissons également des disques de scies dont le bruit est moins aigu. »

Lorsque les entreprises évacuent des blocs rocheux sur les chantiers de la Principauté, elles se servent aujourd’hui de camions recouverts de matériaux acoustiques résilients qui limitent les bruits désagréables. Autre exemple, la sonnerie qui signale la marche arrière des camions a été repensée : elle est désormais moins aiguë, avec deux tons, et continue de garantir la sécurité.

Travel Club Monaco

>> À LIRE AUSSI : Monaco en images, de 1860 à nos jours

Une ingénieuse boîte en béton

Dans les rues de Monaco, des parois acoustiques absorbent les nuisances sonores, comme celle du chantier de l’îlot Pasteur qui mesure six mètres de haut. D’autres procédés constructifs permettent de limiter la propagation du bruit, comme la mise en place d’une dalle ou même d’une boîte en béton avant d’effectuer le terrassement en sous-sol, ceci pour atténuer les bruits vis-à-vis du voisinage. « Actuellement, vous ne devineriez pas qu’un parking de quinze niveaux est creusé près du Jardin Exotique », atteste Jean-Luc Nguyen.

© Gouvernement Princier

Les chantiers sont aussi équipés d’écrans gonflables qui étouffent les bruits des engins. Une solution repérée par la Commission d’innovation du BTP lancée en 2019 par le Gouvernement Princier. « Celle-ci recherche, à l’international, les meilleures pratiques dans le domaine de la construction », précise le Directeur des Travaux Publics.

Urban Report : un nouvel espace de dialogue

« Le bruit reste une notion particulière : alors que des habitants du littoral côtier apprécient aisément le son des vagues, des individus vivant à proximité d’une autoroute ne supporteront pas le bruit du trafic routier, bien que le niveau sonore mesuré soit comparable », note Jean-Luc Nguyen, en reconnaissant que les nuisances sonores des chantiers peuvent être des sources de fatigue au quotidien.

« L’application Urban Report, lancée par le Gouvernement Princier en 2020, offre un véritable espace de communication pour les riverains qui peuvent signaler des désagréments », précise Jean-Luc Nguyen. Le Gouvernement Princier espère ainsi rassurer les habitants, en instaurant un dialogue apaisé.

>> À LIRE AUSSI : Pourquoi la réalité virtuelle révolutionnera bientôt votre quotidien ?