La jeune nageuse française en eau libre, licenciée à l’AS Monaco natation, nous a confié les clés d’une nage parfaite. Que vous soyez adeptes du papillon, du dos, de la brasse ou du crawl, Lisa Pou vous fait part de ses conseils.

Le mercredi, Lisa Pou nage environ deux heures. C’est deux de moins que les autres jours de la semaine. De quoi libérer un peu de temps pour parler natation. En plein coeur du nouveau complexe balnéaire du Larvotto, « je n’étais pas revenue depuis un moment, c’est chouette maintenant ! », la grande espoir de l’AS Monaco natation nous a retracé son parcours, sa vie de nageuse ou encore ses ambitions et ses passions.

>> À LIRE AUSSI : Le nouveau visage du complexe balnéaire du Larvotto se dévoile

Mais avant de découvrir son portrait, nous vous proposons un petit guide de nage signé Lisa Pou. Car si la nageuse française de 22 ans s’entraîne dans la piscine du stade Nautique Rainier III, ses compétitions s’effectuent en eau libre, dans la mer, dans les rivières ou dans les lacs. Cela tombe bien, la plage du Larvotto est fin prête pour vous accueillir. Mais avant de plonger dans la Méditerranée, voici quelques pistes pour parfaire votre nage. Et pourquoi pas s’essayer à une nouvelle ?

Dans la famille des nages, je demande… le papillon

« Personnellement, je suis mauvaise en papillon (sourire). C’est une nage très explosive, qui peut aussi être très ample. Si tu fais un 200 mètres en papillon en étant très explosif, c’est dur de le finir. Le papillon est la nage qui demande le plus d’oxygène, car elle prend beaucoup dans les jambes. C’est souvent par les jambes que l’on perd le plus d’énergie.

Travel Club Monaco

La clé, pour moi, en papillon, c’est la coordination. Il faut passer la tête, les épaules, le bassin, puis terminer le mouvement avec les jambes, tout en étant détendu. Il ne faut pas vouloir aller trop vite, mais d’abord avoir la bonne technique de base. Pour faire du papillon, il faut vraiment en vouloir et ne pas avoir peur de mettre la tête sous l’eau ! »

…le dos

« En dos, il est important d’être bien gainé. Serrer les fesses, contracter les abdos. La plupart des gens que je vois nager, je vois leurs fesses ou leurs jambes couler. C’est important d’être gainé car si tu commences à couler, ta ligne droite n’est plus très droite, et cela va créer des résistances.

Le but en natation est de créer le moins de résistance possible. Si tu es bien droit et que aucun bras ne dépasse, tu iras plus vite. Il ne faut pas jamais être contre l’eau, mais avec l’eau. Le dos est plus reposant, les gens ont tendance à se mettre sur le dos quand ils sont fatigués. C’est la seule nage où tu peux respirer tout le temps, car le nez est toujours en dehors de l’eau. »

…la brasse

« La plupart des nageurs ne savent pas nager la brasse. C’est un peu la bête noire. Je m’inclus dedans (rires). Les gens font beaucoup de brasse, mais souvent en laissant la tête en dehors de l’eau et en se contentant de faire le ciseau. Si je prends l’exemple des brasseurs de haut niveau, c’est un peu comme le papillon. Tout est dans la coordination.

En papillon il y a l’ondulation pour aller sous l’eau en restant le plus possible à la surface. La brasse, c’est pareil. Il faut trouver la bonne coordination, tout le temps. »

…le crawl

« Le crawl est la nage basique de tous les nageurs. C’est la plus rapide et la plus basique dans le mouvement. Il faut essayer de rester bien à plat, parce qu’on a très vite envie de tourner, mais cela ne sert à rien. La seule partie du corps qui doit tourner, c’est la tête. Il faut essayer de tourner que la tête, sans le bassin, en restant équilibré. Les battements peuvent servir à garder cet équilibre. Les bras et les jambes doivent être détendus.

Certains nageurs n’utilisent que très peu les jambes. C’est mon cas par exemple. Tout dépend de la course. Si c’est un sprint, les battements sont importants. Sur une courte distance, ils ne sont pas nécessaires. Le crawl permet aussi d’allonger les distances. Cinq kilomètres en papillon, par exemple, c’est presque impossible ! »