Les six athlètes monégasques présents lors de ces Jeux Olympique de Tokyo 2020 ont signé des performances prometteuses. Et à trois ans de la prochaine olympiade, les regards sont déjà tournés vers Paris 2024. Retour sur les parcours de Xiaoxin Yang, Quentin Antognelli, Claudia Verdino, Théo Druenne, Cédric Bessi et Charlotte Afriat.

Xiaoxin Yang (tennis de table)

Défaite en seizième de finale face à la numéro 2 mondiale, la pongiste monégasque a réalisé un excellent tournoi, malgré une élimination prématurée. En tombant face à l’une des meilleures pongistes de la planète, Xiaoxin Yang n’a pas eu de chance au tirage. Mais l’athlète monégasque n’a pas démérité face à la Chinoise Yingsha Sun.

>> À LIRE AUSSI : Tennis de table : Entretien avec Xiao Xin Yang, en route pour Tokyo

« C’était ses premiers Jeux, elle était peut-être un peu stressée à un moment donné, ce qui peut se comprendre aussi, a confié son entraîneur, Gang Xu. Aux Jeux, ce sont les petits détails qui font la différence. Il faut donc continuer sur cette lancée et travailler techniquement mais aussi mentalement. Cela permettra à Xiaoxin de progresser au classement mondial, d’être mieux « protégée » et en tant que tête de série d’avoir un tirage au sort plus favorable au lieu d’affronter la numéro 2 mondiale en 16e de finale. »

Travel Club Monaco

Quentin Antognelli (aviron)

En terminant à une remarquable 15e place et en accédant à la finale C, la meilleure performance jamais réalisée par l’aviron monégasque, le skiffeur de la Principauté a prouvé qu’il était l’un des fer de lance de cette délégation.

>> À LIRE AUSSI : 3 questions à Quentin Antognelli (aviron), qualifié pour les JO de Tokyo

« Terminer 15e représente vraiment un excellent résultat. L’objectif est atteint et il est même dépassé, car on ne pensait pas vraiment obtenir un tel classement, s’est félicité son entraîneur, Daniel Fauché. Quentin a réussi à faire de très belles courses. On sent qu’il a franchi incontestablement une étape. Sa finale C est sans nul doute la meilleure course qu’il a faite depuis que je le connais. C’est assez exceptionnel de pouvoir faire ça le jour J, dans une compétition olympique. »

Quentin Antognelli
Photo Stéphan Maggi/COM

Claudia Verdino et Théo Druenne (natation)

Les deux représentants monégasques en natation ont connu fortunes diverses à Tokyo. Disqualifiée à cause de l’arbitrage vidéo, Claudia Verdino (100 m brasse) a vu son rêve olympique s’envoler sur une décision arbitrale. De son côté, Théo Druenne (1500 m nage libre) a signé une immense performance en battant son record personnel.

>> À LIRE AUSSI : Papillon, dos, brasse, crawl… les conseils de Lisa Pou (AS Monaco natation) pour nager en mer

« Claudia et Théo ont été concentrés et ont fait preuve d’une motivation de tous les instants, a admis leur entraîneur, Michel Pou. Forts de ces Jeux et de cette expérience, ces nageurs doivent à présent savoir se projeter pour la suite et se fixer des objectifs à atteindre en termes de volonté et de performances, en structurant le tout. Nous serons là pour les accompagner au mieux. »

Cédric Bessi (judo)

Éliminé par le Mongole Tsogtbaatar Tsend-Ochir, futur médaillé de bronze dans la catégorie (-73 kg), lors de son second combat, Cédric Bessi n’a pas à rougir de son tournoi. Car au premier tour, grâce à un ippon parfaitement exécuté, le judoka monégasque avait démarré son concours sous les meilleurs auspices en faisant trébucher Lucas Diallo (Burkina Faso).

>> À LIRE AUSSI : Antognelli, Yang, Bessi, Verdino… Le baromètre de la délégation monégasque à Tokyo

« Ces Jeux ont été une étape importante pour Cédric Bessi. On dit que souvent que le stress peut être inhibant ou euphorisant. Cédric a réussi à s’épanouir, en prenant confiance en lui, a souligné son entraîneur, Marcel Pietri. Sa victoire par ippon lors de son premier combat l’a idéalement lancé. Au 2e tour, il n’a échoué qu’à 40 secondes de la fin en signant un vrai combat, contre le futur médaillé de bronze, en faisant preuve d’une belle détermination sur le tatami. Cela montre qu’il est capable et c’est aussi révélateur d’un état d’esprit positif. »

Photo World Athletics

Charlotte Afriat (athlétisme)

Euphorique à l’idée de disputer ses tout premiers Jeux Olympiques, la jeune sprinteuse monégasque (18 ans) a signé un excellent chrono à Tokyo (12’35), dans les temps de son record personnel (12’27), pour terminer sa série du 100m à la cinquième place.

>> À LIRE AUSSI : 3 questions à Charlotte Afriat (sprint) avant le début des Jeux Olympiques de Tokyo

« Charlotte s’est révélée, souriait son entraîneur Frédéric Choquard. Elle avait déjà montré qu’elle était capable de gérer des compétitions de haut-niveau avec une grosse pression. A 18 ans, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est un plaisir de l’entraîner et d’être à ses côtés, elle toujours souriante et dynamique. Elle va passer dans la catégorie Espoirs l’année prochaine, avec des échéances internationales. L’objectif est d’essayer de passer sous la barre des 12’’ à moyen terme. »