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Récit

Le Conseil national réclame un plan d’urgence pour désengorger la Principauté

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Une semaine après sa rentrée médiatique, le Conseil national a réuni la presse sur le thème : « Mobilités : il est temps d’agir » - © Conseil national

Pour les élus, c’est l’image et l’attractivité de Monaco qui en pâtissent.

Comme l’a indiqué Brigitte Boccone-Pagès en conférence de presse spéciale ce lundi 25 septembre, le sujet de la mobilité est un sujet « qui exaspère tout le monde à Monaco ». En effet, quel que soit leur moyen de locomotion, les Monégasques, résidents ou salariés pâtissent de la circulation qui est très souvent paralysée, et « cela empire d’années en années », insiste la Présidente du Conseil national.

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Et cet engorgement n’est pas sans conséquence, au contraire. Nathalie Amoratti-Blanc décrit une « situation alarmante ». Selon la Présidente de la Commission Environnement et Qualité de Vie, « cette saturation implique la perte de millions d’heures, entache l’image de Monaco, pollue la ville, et surtout, dissuade de plus en plus de talents de venir travailler en Principauté ». Si « cela fait plus de dix ans que les élus tirent la sonnette d’alarme », la crise sanitaire semble avoir mis en exergue cette problématique. « Beaucoup préfèrent aujourd’hui gagner moins et préserver leur qualité de vie », remarque la Conseillère nationale.

Beaucoup préfèrent aujourd’hui gagner moins et préserver leur qualité de vie.

Nathalie Amoratti-Blanc, Présidente de la Commission Environnement et Qualité de Vie

Gratuité des bus, navette maritime…

D’un ton ferme, Karen Aliprendi, Vice-Présidente pour les Mobilités, demande au Gouvernement d’agir en urgence avec un plan ambitieux sur une dizaine d’années comprenant la mise en place définitive de la gratuité des bus, la mise en service de la tant attendue navette maritime ou encore la création d’une ligne de métro express avec en priorité le tronçon Nice-Monaco. Mais dans l’immédiat, l’idée serait de favoriser le logement des salariés dans les communes limitrophes et de repenser la politique de l’occupation de l’espace urbain.

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« Nous sommes aujourd’hui sans vision globale, avec des pistes cyclables complètement discontinues, voire inexistantes ou coupées à l’entrée d’un tunnel. On constate également des aberrations sur les passages piétons », souligne Jade Aureglia qui insiste : « le sujet de la mobilité n’est pas pris au sérieux par le Gouvernement ». La Vice-Présidente pour l’urbanisme durable et les grands travaux, fait d’ailleurs remarquer que l’Exécutif n’a décidé d’allouer en 2023 « que » 4% du budget pour les solutions de mobilité, soit « quelques miettes » pour la jeune femme.

Monaco n’est pas connu pour sa gestion efficace des transports de personnes mais est plutôt tristement célèbre pour son trafic routier et ses embouteillages.

Jade Aureglia, VicePrésidente pour l’urbanisme durable et les grands travaux

Si les élues reconnaissent qu’il n’y a pas de solution magique et que la problématique dépasse les frontières de la Principauté, elles souhaitent que Monaco soit proactif dans la mise en place de solutions. « Dans ce mandat, ça ne se passera pas comme cela et nous envisageons de ne pas voter le prochain budget dans le cas où l’on n’obtiendrait pas les garanties du Gouvernement », a prévenu en guise de conclusion Brigitte Boccone-Pagès.

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