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Portrait

Victoria Silvstedt : « Monaco est my happy place » 

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Fan de mode, Victoria Silvstedt aime se rendre à MC Market pour une séance shopping - © Victoria Silvstedt

Ce sont les opportunités professionnelles entre Paris et Rome qui ont poussé la Suédoise à s’installer en Principauté en 2011.

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Lorsqu’elle entre dans la pièce, on ne voit qu’elle. Avec sa chevelure lumineuse, ses longues jambes et sa tenue à la fois élégante et sexy, Victoria dénote, même dans le paysage monégasque. Elle nous a donné rendez-vous au Monte-Carlo Bay et commande à son arrivée un jus à base de légumes, de fruits et de gingembre. « J’essaye d’être healthy », glisse la sublime Suédoise, particulièrement amicale et accessible.

« J’ai habité un moment aux États-Unis, mais comme je travaillais énormément entre Paris et Rome, j’ai décidé de m’installer au milieu, à Monaco. J’ai voyagé toute ma vie dans différents pays et pour moi Monaco est un super melting pot, et plus le temps passe, plus cela se confirme, j’adore ! », énumère la polyglotte qui parle couramment quatre langues : le suédois, l’anglais, le français et l’italien.

J’ai un pied-à-terre à Miami et Stockholm, mais Monaco est my happy place

Après presque 15 années en Principauté, Victoria a vu la place évoluer. « Il y a plus de restaurants et d’endroits pour sortir maintenant, même si je reste nostalgique du vieux Jimmy’z. J’ai créé mes premiers souvenirs dans cet établissement », se remémore la superbe blonde.

En parlant de restaurants, elle confie avec beaucoup d’autodérision : « je mange dehors quasiment tous les soirs, les restaurants sont si bons à Monaco ! Je mange beaucoup mais je bouge beaucoup aussi. Je marche, je fais du yoga, du Pilates, j’adore jouer au tennis au Country Club. J’aime aussi la nature, nous avons la chance (en Principauté, ndlr) d’avoir les meilleures promenades de bord de plage et les meilleurs sentiers de randonnée. L’été je sors beaucoup, il y a toujours quelque chose à faire à Monaco entre le Grand Prix, le Yacht Show et tous les autres événements et festivités. L’hiver j’aime m’envoler pour Miami ou SaintBarth. Vous savez, j’ai grandi dans le nord de la Suède, tout près du cercle arctique, c’est-à-dire que j’ai passé 18 ans dans le noir et le froid, alors je cherche le soleil en permanence maintenant », en atteste son hâle doré, un 15 février.

Des débuts difficiles

Victoria semble avoir eu mille et une vies, et dans une première, elle était championne de ski. « Je suis arrivée 4e de mon pays dans la catégorie Junior. Mon père m’a beaucoup poussée. Chaque week-end il me réveillait à 5 heures du matin pour les concours. Disons que je n’ai pas eu une enfance comme les autres car tous mes amis s’amusaient pendant que j’étais concentrée sur la discipline. À cette période je faisais aussi des compétitions d’équitation en Suède. Je n’avais pas le temps de regarder les garçons ! Maintenant je remercie mon père pour sa rigueur car elle m’a servie pour le restant de ma vie. Il m’a forgé ce caractère qui me pousse à toujours aller de l’avant. Cela m’a été utile notamment lorsque j’ai commencé aux États-Unis, car j’aurais sombré là-bas si je n’étais pas suffisamment forte. C’était très dur à Paris aussi et je me répétais toujours qu’en cas d’échec, je réussirai la prochaine fois, « never give up ! »».

Suite à une blessure à l’épaule mettant un terme à sa carrière de skieuse, la jeune Victoria de 16 ans a commencé à s’intéresser à la beauté et, poussée par sa mère et sa soeur, elle s’inscrit à des concours. Pourtant à cette époque, elle n’était pas vraiment féminine. « Je ne m’étais jamais maquillée et je ne savais même pas marcher avec des talons », confie-t-elle dans un rire communicatif. Et pourtant, elle rafle la deuxième place de Miss Suède et se classe dans le top 10 du concours Miss Monde.

L’American Dream

Après cette expérience, Victoria décide d’aller tenter sa chance à Paris dans le mannequinat. « J’étais grande, blonde, avec des cheveux longs et musclée. On me disait tu es trop ceci, trop cela, on voulait tout changer de moi. C’était une période très difficile où mon estime de soi a été mise à rude épreuve. J’avais 18 ans et c’était l’année la plus dure de ma vie, avec beaucoup de déceptions. J’étais seule, je n’avais ni carte de crédit, ni portable. Je pleurais la nuit dans mon petit appartement. Je faisais 12 castings par jour, et je prenais le métro avec mon plan en main pour essayer de retrouver mon chemin, avec des hommes qui me tournaient autour… C’était comme un cauchemar. Lorsque j’avais ma mère au téléphone elle essayait de me convaincre de rentrer à la maison. Je ne voulais pas abandonner, je me disais, « I don’t want to be a loser » et petit à petit j’ai commencé à travailler, j’ai changé d’appartement… Mes parents n’étaient pas riches, ils m’avaient donné simplement de quoi manger les premières semaines. »

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Victoria Silvstedt se lance dans la musique en 2002 avec son premier single Hello Hey – © Victoria Silvstedt

Finalement, une rencontre a convaincu la jeune femme de 21 ans de s’envoler pour Los Angeles. « Mon profil correspondait mieux aux États-Unis », témoigne Victoria, qui a vécu son rêve américain. « J’ai notamment signé avec Elite, et en parallèle je me suis lancée dans la chanson, après avoir rencontré l’auteur-compositeur Max Martin, et dans le cinéma ». À cette même période, Victoria apparaissait à la télévision italienne pour un show diffusé sur la première chaîne, la Rai Uno, chaque samedi. « Je faisais des allers-retours chaque semaine », se souvient-elle.

La rencontre avec Christophe Dechavanne

On dit souvent que le hasard fait bien les choses, et bien l’adage s’est confirmé pour Victoria qui, pour une mission ponctuelle de travail à Paris au début des années 2000, s’est retrouvée dans le même restaurant que Christophe Dechavanne. « Nous avons fait connaissance et il m’a contacté après quelques mois en m’expliquant qu’il souhaitait reprendre le concept qui cartonnait aux États-Unis « Wheel of Fortune ». Il me disait que j’étais parfaite pour ça. J’ai accepté, à condition qu’on me loge car j’habitais à New York. » La co-animatrice a ainsi vécu à l’hôtel tout le long de son contrat ou presque, puisque la dernière année, elle s’est installée à Monaco.

De cette aventure, Victoria n’en tire que du positif. « Si j’habite à Monaco actuellement, c’est grâce à La roue de la Fortune. J’ai beaucoup rigolé avec Christophe. Il jouait beaucoup du fait que je ne parlais pas français, mais au fil du temps, j’ai pu répondre aux taquineries qu’il m’envoyait. Je me rappelle que l’on tournait cinq émissions tous les jours, alors il fallait cinq tenues par jour avec des coiffures et make-up différents. C’était très intense. J’avais mal partout quand je rentrais car j’étais toute la journée debout en talons. Maintenant mes pieds ont pris la forme, je ne peux plus marcher à plat », assure-t-elle en montrant le bout de ses cuissardes noires.

À cette époque, Victoria était mariée au présentateur américain Chris Wragge. « Je me suis engagée trop jeune, à 24 ans, et la relation à distance était compliquée. Mon mari voulait que je reste à la maison, mais j’ai toujours voulu travailler. J’ai mis entre parenthèses ma vie privée pour ma vie professionnelle, et nous avons finalement divorcé ». Aujourd’hui, Victoria n’a pas pris une ride, « je suis très jeune dans ma tête », confirme-t-elle, s’étonnant d’être toujours autant appréciée du public. « J’étais à San Remo pour le festival de la chanson italienne il y a quelques jours, et j’ai été sollicitée de toutes parts, c’était incroyable. Je me suis dit « mais ils ne m’ont pas oubliée ? » Car ça fait quelques années que je n’apparais plus à la télévision italienne. On me sollicite aussi à Monaco et en France, mais de manière plus discrète. »

Je fais beaucoup de trading, je m’intéresse à la bourse et à la finance, j’aime ça, c’est un de mes hobbies quotidiens.

Connue en France également pour avoir été l’égérie de la marque de canapés Château d’Ax, Victoria sera la semaine prochaine en Suède pour tourner plusieurs publicités. « J’ai beaucoup de travail, mais tout de même moins qu’avant car aujourd’hui je choisis mon rythme et j’apprécie la paix ». La working girl donne également de son temps à l’association Les Anges Gardiens de Monaco. « Nous allons dans les rues de Nice pour distribuer de la nourriture issue des restaurants de la Principauté. Pour moi, il s’agit de rendre un peu de ce que la vie m’a donnée. Je suis aussi ambassadrice pour The Perfect World Foundation, une organisation qui oeuvre pour la conservation et la préservation du monde naturel, basée en Suède. En 2022, nous avons décerné un prix au Prince Albert II », se réjouit-elle.

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La distribution alimentaire a lieu tous les lundis – © Victoria Silvstedt

Après avoir, entre autres, travaillé pour Eurosport, participé à une téléréalité pour E! et à l’émission Ballando con le stelle en Italie, Victoria serait-elle prête à refaire une apparition sur nos écrans ? « On m’a contactée plusieurs fois pour participer à Danse avec les Stars en France, mais je n’ai plus envie d’être à Paris et je veux ma liberté. La télé me manque parfois, ce n’est pas prévu que j’en refasse, mais on ne sait jamais, I never say never ! »