Brève

Charlotte Casiraghi explore la fragilité humaine dans son premier livre « La Félure »

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Avec son ouvrage La Félure, Charlotte Casiraghi refuse l'image de vie parfaite © Monaco Info Direction de la Communication / Manuel Vitali

La nièce du Prince Albert II signe un essai littéraire et philosophique qui interroge nos fragilités, loin de l’image lisse qu’on lui colle souvent.

Publié le 29 janvier chez Julliard, « La Félure » marque une étape pour Charlotte Casiraghi. À 39 ans, elle signe son premier ouvrage en solo, après avoir co-écrit « Archipel des passions » avec le philosophe Robert Maggiori en 2018. Le livre s’appuie sur une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald et convoque les textes de Marguerite Duras, Ingeborg Bachmann, Colette ou Anna Akhmatova. L’autrice y explore ce qui nous rend fragiles et comment transformer cette faille en force créatrice.

Charlotte Casiraghi plateau Télé
Capture d’écran du replay de l’émission © C à vous – France TV du 31 janvier 2026

Au-delà de l’image parfaite

Dans l’introduction, Charlotte Casiraghi évoque directement la médiatisation dont elle fait l’objet depuis toujours. « On m’a souvent réduite à une image sur papier glacé, à une vie de rêve et de privilèges », écrit-elle. Ce livre répond à un besoin de montrer une autre réalité. Invitée par l’émission La Grande Librairie, le 28 janvier, elle a évoqué le décalage entre son image publique et sa réalité intérieure : « J’ai trop souvent été réduite à une image lisse, à une vie de rêves et de privilèges », a-t-elle confié, expliquant que ce livre lui permet de déchirer cette surface : « La vie dans les magazines, ce n’est pas la vraie vie. »

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Elle a également développé sa vision de la fêlure comme un espace entre la surface et les profondeurs, citant Gilles Deleuze pour expliquer qu’il ne faut pas se laisser définir uniquement par ses blessures : « L’essence même du livre est de montrer qu’avec ce qui nous blesse et nous affaiblit, nous devons faire quelque chose, le déplacer ailleurs, être capable de trouver un écart, une distance. Si nous nous accrochons complètement aux aspects dramatiques ou tragiques de notre vie, nous n’avons aucune possibilité d’en sortir. »

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