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Chute de Monaco dans le classement des villes préférées des grandes fortunes : ce qu’en pensent nos lecteurs

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La Principauté a perdu 10 places au classement des destinations les plus prisées par les grandes fortunes mondiales © Julien Lanoy / Unsplash

La Principauté a perdu dix places dans le classement des destinations prisées par les plus grandes fortunes mondiales. Une évolution qui a fait réagir bon nombre d’entre vous, entre défense de la Principauté et arguments explicatifs.

Après la publication de notre article sur la position de Monaco dans un classement des villes préférées des « Ultra-High-Net-Worth Individuals » (UHNWI), les réactions n’ont pas tardé sur nos pages Facebook et LinkedIn. Si certains voient dans ce recul un simple effet statistique, d’autres estiment qu’il traduit des évolutions plus profondes dans les attentes des grandes fortunes.

Des classements à relativiser

Plusieurs lecteurs ont remis en cause la fiabilité de cet indicateur. Arvine, exprime ses doutes : « Peut-être qu’il y a plus de mandats immo obtenus dans certaines villes, mais ça ne donne pas une image structurelle. » Elle pointe aussi l’absence de villes suisses dans le classement, pourtant « destination historique pour tous les UHNWI soucieux de sécurité et de stabilité ».

Même étonnement chez Walter : « Ni Zurich, ni Genève dans ce classement…? », tandis que Christophe évoque des « critères douteux » : « Sur nos 2 km², on n’a pas la place pour tous, on accueille les meilleurs. »

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Laurent propose une lecture plus économique : « Ce classement ne sanctionne pas l’attractivité de la Principauté, il reflète surtout l’évolution des attentes des grandes fortunes. (…) Monaco ne décline pas, le marché, lui, a changé. »

Espaces verts et densité, facteurs clés

La question de la superficie de la Principauté revient régulièrement. Laurent parle d’un « handicap structurel : le manque d’espace et de renouvellement urbain », face à des villes jugées plus « vivables » et « résidentielles » comme Madrid. Adrien partage cette analyse : « Le principal problème est sa taille », évoquant aussi « le prix de l’immobilier très élevé, les travaux, les embouteillages » et « une très forte densité humaine ».

Gilbert résume : « À Monaco, les gens commencent à se sentir à l’étroit ! Trop de touristes et trop de travailleurs. » Ely va dans le même sens : « Trop de monde, trop de circulation, trop construit. »

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Sur la question des espaces verts, les perceptions divergent. Jérémie déplore « Trop de béton ! Manque de verdure ». En réponse, Jean-Marc rappelle que les espaces verts (publics et privés) représenteraient environ 20 % du territoire, citant notamment le Jardin Exotique, la Roseraie Princesse Grace ou les jardins Mareterra.

Vue aérienne des jardins de Mareterra © DR

Un cadre de vie qui fait débat

Le quotidien en Principauté est aussi au cœur des réactions. Cheyenne évoque « un chantier permanent » et « les embouteillages à n’en plus finir ». Joy décrit « le son permanent des marteaux piqueurs », tandis que Florence parle d’« un chantier à ciel ouvert ».

D’autres soulignent surtout le coût de la vie. Leo écrit : « Il faut déjà faire beaucoup d’économies d’impôts pour justifier un loyer à 100 000 euros ou plus par mois. » Il compare avec l’Italie et sa fiscalité forfaitaire. Kelvin y voit une question d’« attractivité socio-économique ».

Des atouts qui résistent

À l’inverse, de nombreux lecteurs rappellent les forces traditionnelles de Monaco. Adrien parle d’une « qualité de vie indéniable niveau sécurité, propreté, avantages fiscaux ». Peter insiste : « Une police des plus efficace », évoquant un environnement « tranquille et en sécurité ».

Fabrice résume cette vision : « Tout dépend de ce que l’on cherche (…) Pour moi Monaco est le number one pour être domicilié et y vivre. » Jean-Marc évoque la mer, la proximité des stations de ski et « son grand atout : sécurité, propreté, fiscalité ».

Pour certains, Monaco reste avant tout une « valeur refuge », selon le terme de Laurent, même si le modèle doit s’adapter à des attentes nouvelles.

Des comparaisons qui interrogent

La présence de certaines villes dans le top 15 suscite l’étonnement, voire l’incrédulité. Aude questionne le cas milanais : « Milan n’est pas vraiment une ville safe. » Pascale, elle, dit rester « dubitative » face à la position d’Athènes devant Monaco, « pour y être allée cette année ». Leo, de son côté, rappelle que l’Italie offre une fiscalité forfaitaire à 200 000 euros annuels et des loyers nettement plus accessibles : « Faites le calcul. »

Pour rappel, la méthode de calcul du Barnes City Index combine de nombreux critères afin de refléter les attentes réelles des acheteurs fortunés. L’analyse prend en compte des dimensions émotionnelles et personnelles : qualité de vie, richesse culturelle, gastronomie, présence d’une communauté internationale aisée… Ainsi que des aspects pratiques, comme la sécurité, la santé, l’accès à l’éducation internationale et la mobilité. Ces éléments influencent fortement les décisions d’installation à long terme des clients haut de gamme. Ainsi, si Monaco perd des places dans ce classement, cela ne signifie pas nécessairement un affaiblissement de son attractivité. La Principauté conserve de nombreux atouts : sécurité, stabilité, fiscalité avantageuse et cadre de vie agréable. Mais elle doit faire face à des attentes nouvelles des grandes fortunes, notamment en matière d’espace, de verdure et de qualité de vie quotidienne.