Publicité »
Publicité »
Récit

Ligue des champions : l’AS Monaco sort la tête haute face au PSG après un barrage retour haletant

© AS Monaco

Réduits à dix pour la deuxième fois de la double confrontation, l’AS Monaco a refusé de plier face au Paris Saint-Germain. Au terme d’un barrage retour intense et indécis, les Rouge et Blanc ont arraché un match nul spectaculaire (2-2), insuffisant pour se qualifier (5-4 sur l’ensemble des deux matchs), mais qui leur permet de quitter la competition la tête haute.

Le match

Pour ce second acte, Sébastien Pocognoli avait opté pour un système en 3-4-2-1. Maghnes Akliouche retrouvait une place de titulaire derrière Folarin Balogun, accompagné de Mamadou Coulibaly. Aladji Bamba, convaincant lors de son entrée face au RC Lens, était aligné aux côtés de Lamine Camara dans l’entrejeu, tandis que Denis Zakaria reculait d’un cran pour intégrer la défense centrale avec Wout Faes et Thilo Kehrer.

© AS Monaco

Soutenus par près de 1 500 supporters ayant fait le déplacement, les Monégasques ont entamé la rencontre plein d’ambition. Dès la 5e minute, Wout Faes s’essaye de loin, sans trouver le cadre. Monaco insite et passe tout près de l’ouverture du score lorsque Coulibaly, idéalement servi dans la surface, voit sa tentative s’envoler au-dessus de la barre (9e). Dans la foulée, Kehrer place une tête qui frôle le montant (11e).

Toujours entreprenants, les hommes de Pocognoli ont continué de faire douter le PSG. Camara oblige Matvey Safonov à tenter une frappe lointaine (30e), avant que Balogun ne force le portier russe à une claquette réflexe (38e). En face, Bradley Barcola trouve la barre transversale (41e), dans un match devenu plus ouvert.

Publicité »

Alors que la pause approche, Monaco se trouve récompensé de ses efforts. D’une passe subtile, Coulibaly trouve Akliouche dans la surface. L’international français, avec l’aide du poteau, conclue, le jour de son 24e anniversaire, pour donner l’avantage aux siens.

© AS Monaco

Au retour des vestiaires, le PSG hausse le ton. João Neves oblige Philipp Köhn à une parade décisive sur une tête déviée (50e). La tâche monégasque commence à se compliquer à l’heure de jeu lorsque Coulibaly écope d’un second avertissement, laissant ses partenaires à dix pour la seconde fois dans cette double confrontation (59e).

Dans la foulée, Paris renverse la situation. Marquinhos égalise rapidement (61e), avant que Khvicha Kvaratskhelia ne donne l’avantage aux siens à bout portant (66e).

Publicité »

Pocognoli procéde alors à plusieurs changements, faisant notamment entrer Christian Mawissa (74e). Köhn maintient l’espoir en réalisant une parade exceptionnelle face à Désiré Doué (78e), tandis que le PSG pousse pour faire le break.

Une réaction jusqu’au bout

Malgré l’infériorité numérique, Monaco n’a pas renoncé. Sur une transition rapide, Simon Adingra trouve Jordan Teze dans la surface. Le défenseur néerlandais conclue avec sang-froid dans le temps additionnel pour égaliser (91e) et relancer le suspense.

Ultime opportunité : sur un coup franc de Camara, Faes place une tête qui passe de peu à côté (94e). Une sortie cruelle au regard de l’engagement affiché, mais une prestation qui confirme la capacité de l’ASM à rivaliser avec les meilleures équipes européennes.

© AS Monaco

Pocognoli : entre fierté et frustration

« Il y a deux sentiments. D’abord la fierté. Sur l’ensemble des deux matchs et sur notre parcours en Ligue des champions, nous avons montré beaucoup de choses positives. Nous avons grandi dans cette compétition. J’avais dit que si nous parvenions à faire douter le PSG jusqu’au bout, ce serait déjà une réussite. C’est ce que nous avons fait, même à dix contre onze », a déclaré Pocognoli en conférence de presse.

© AS Monaco

Le technicien belge n’a toutefois pas caché son amertume face au champion d’Europe : « Terminer les deux matchs à dix pose forcément la question : que se serait-il passé à onze contre onze ? C’est une interrogation qui restera. Mais nous devons nous appuyer sur cette expérience pour bien finir la saison. »

Akliouche : « On peut être fiers »

Buteur pour son anniversaire, Maghnes Akliouche a lui aussi livré son analyse : « Il y a de la déception, forcément, car nous avions les moyens de nous qualifier. Ce sont surtout les expulsions sur les deux matchs qui nous pénalisent. Nous avons joué presque 90 minutes à dix sur l’ensemble de la confrontation. Malgré cela, nous avons répondu présent. Nous devons apprendre de ces rencontres, car nous avons prouvé que nous pouvions rivaliser avec des équipes de ce niveau. »

Prochain rendez-vous

Éliminée avec les honneurs, l’AS Monaco doit désormais se recentrer sur la Ligue 1. Les Rouge et Blanc recevront le SCO d’Angers au Stade Louis-II avec l’ambition de prolonger leur série d’invincibilité et de renforcer leurs chances de qualification européenne pour la saison 2026-2027.