Cesc Fabregas, milieu de terrain espagnol de l’AS Monaco, s’est exprimé autour de nombreux sujets à l’occasion d’un entretien avec la chaîne américaine CNN.

Omniprésente depuis maintenant plus de six mois, la pandémie de coronavirus a évidemment été évoquée par le joueur de football. Lui-même a été touché de près, sa grand-mère de 96 ans ayant été à deux reprises testée positive au Covid-19. « Elle était inquiète et elle m’a même dit que c’était terminé. Je lui ai dit qu’elle devait rester optimiste car on ne sait jamais ce qu’il va se passer dans la vie. Et elle est toujours là parmi nous », explique-t-il soulagé. Une pandémie qui a également provoqué l’arrêt complet de son activité de joueur professionnel. Si la période de confinement lui a permis de profiter de sa famille, il n’empêche que la reprise tardive a été quelque peu frustrante : « J’ai été aussi très jaloux de rester spectateur des équipes des autres championnats qui reprenaient la compétition », a-t-il confié.

Racisme, homophobie : le football prêt à changer ?

Autre sujet évoqué : le racisme dans le football. Après 17 ans de carrière, Cesc Fabregas explique que s’il n’a jamais assisté à du racisme à l’intérieur des clubs, il a toujours été conscient de son existence au cœur des stades. « Peut-être que nous n’avons pas eu tous le courage jusqu’à maintenant de nous lever pour dénoncer le racisme », admet-t-il. Mais avec l’émergence du mouvement Black Lives Matter, le joueur est convaincu que le changement est amorcé. « On ne peut pas abandonner ou faire marche arrière. Le racisme ne disparaîtra pas en un jour, en une année ou en cinq ans. Nous devons tous nous soutenir et nous respecter », insiste-t-il, parlant de Raheem Sterling et Marcus Rashford comme « d’exemples pour la société ».

Il en va de même pour l’acceptation de l’homosexualité dans les stades. Selon Cesc Fabregas, il devrait s’agir de la prochaine étape à franchir. « Je comprends pourquoi certains joueurs puissent être effrayés à l’idée d’annoncer leur homosexualité, car ils se sentent seuls (…) C’est un sujet sensible, surtout quand on est un jeune joueur. C’est aux vétérans de les aider à s’exprimer », conclut le milieu de terrain de l’AS Monaco.