Le Président du Club des Supporters de l’AS Monaco s’est confié à l’approche du dernier match de l’année face au Stade Rennais ce mercredi soir au Louis II (21h).

Cette rencontre face à Rennes aura une saveur particulière puisque ce sera l’occasion de fêter les 10 ans de présidence de Dmitri Rybolovlev. L’AS Monaco a publié une vidéo pour revenir sur les éléments marquants de ces dix premières années.

Nous avons profité de cette occasion pour interroger Laurent Maire sur cette dernière décennie de présidence, entre souvenirs indélébiles et espoirs pour l’avenir.

Qu’allez-vous mettre en place ce mercredi au Louis II à l’occasion des 10 ans de présidence de Dmitri Rybolovlev ?

Nous avons travaillé en collaboration avec les Ultras de Monaco pour faire venir du monde au stade. Cette rencontre face à Rennes mettra à l’honneur les treize antennes de supporters de l’AS Monaco. Nous avons pris en charge le déplacement et le club s’est occupé de la billetterie. Une bonne centaine de supporters seront donc présents en tribune Pesage.

C’est l’occasion de remercier ses supporters venus des quatre coins de la France et qui viennent supporter le club à l’extérieur à chaque match. Cette rencontre sera aussi l’occasion de décerner le trophée du meilleur joueur de cette phase aller, attribué par le Club des Supporters de l’AS Monaco. Des banderoles seront également déployées pour remercier le Président et un tifo sera révélé pour rendre hommage à nos antennes de supporters.

Que retenez-vous de cette dernière décennie ?

La pandémie de Covid-19 a malheureusement gâché les dernières saisons, notamment en tribunes, avec un stade qui sonne un peu creux. Mais on retient forcément les bons moments, du titre de champion de France 2017 à l’épopée en Coupe d’Europe. Il y a aussi eu cette promotion de Ligue 2 (sourire).

Laurent Maire CSM
Laurent Maire, président du Club des Supporters de Monaco © Romain Boisaubert / Monaco-Tribune

J’ai rarement vu le Louis II vibrer autant

Quel est votre plus beau souvenir justement ?

Il y en a quand même pas mal (sourire). Mais je dirais que c’est l’ambiance en Ligue des champions face à Manchester City (victoire 3-1). On avait déjà connu ça contre le Real Madrid en 2004 (victoire 3-1). Mais là, c’était vraiment incroyable. J’ai rarement vu le Louis II vibrer autant.

Le plus beau déplacement ?

J’en ai encore parlé récemment. C’est le déplacement à Dortmund (victoire 2-3). De mémoire, je n’avais jamais vu autant de supporters monégasques sur un match. Le cortège pour aller au stade était impressionnant. Il y avait des supporters à perte de vue. (Il insiste) À perte de vue ! Je n’oublierai pas ce match.

Qu’avez-vous ressenti quand le club est redescendu en Ligue 2 ?

On l’a très mal vécu, forcément. Mais avec du recul, c’était un mal pour un bien. La situation était mauvaise avant l’arrivée de Dmitri Rybolovlev, et même si l’on s’était maintenu, cela n’aurait rien changé. La descente nous tendait les bras.

Comment le Club des Supporters a traversé cette période difficile ?

C’était une période compliquée au début, mais finalement, on a vécu deux belles saisons. C’était un autre monde, le vrai football, sans star. Les déplacements ont changé, ce n’était plus Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Saint-Etienne, mais Clermont-Ferrand, Boulogne-sur-Mer ou Istres (sourire).

On a l’un des meilleurs centres de formation de France

Durant cette décennie, le club a formé de nombreux joueurs à l’image de Kylian Mbappé. Quel regard portez-vous sur la formation monégasque ?

On a l’un des meilleurs centres de formation de France. On le voit avec tous les joueurs formés à l’AS Monaco qui ont porté le maillot de l’équipe de France. C’est toujours une fierté de voir un joueur du centre de formation se révéler en équipe première. Et c’est ainsi que le club compte travailler dans le futur.

Quel joueur vous a laissé le meilleur souvenir ?

Je ne m’attache pas particulièrement aux joueurs, car ils sont de passage. Je ne suis pas fan d’un joueur. Mais si je devais en détacher un, ce serait Andrea Raggi. C’est un joueur qui n’a jamais dévié de sa ligne de conduite. C’était un homme abordable avec un contact facile et une âme de leader. Il avait une formation italienne, à l’ancienne, avec un respect des supporters et une mentalité de guerrier.

Et quel entraîneur ?

C’est compliqué. Entre Leonardo Jardim, forcément, qui nous a ramené le titre, mais aussi Niko Kovac, qui est là depuis un an et demi et qui fait du très bon travail. Il y a aussi Claudio Ranieri. J’ai été déçu après son départ. Il nous a permis de remonter en Ligue 1 et de nous qualifier en Ligue des champions. Ranieri, j’ai adoré.

Avez-vous un souhait pour cette prochaine décennie ?

Comme tous les supporters, gagner la Coupe aux grandes oreilles (rires). Quand on a goûté à une finale de Ligue des champions, on veut forcément revivre ce moment, avec un plus beau dénouement cette fois. De manière plus réaliste, on aimerait bien atteindre les dix titres de champions de France ! Il nous en manque deux.

La décennie de l’AS Monaco sous la présidence de Dmitri Rybolovlev

Trophées :

Championnat de France Ligue 2 :

Vainqueur en 2013

Championnat de France Ligue 1 :

Vainqueur en 2017,

Vice-Champion en 2014 et 2018,

Troisième en 2015, 2016 et 2021

Coupe de France :

Finaliste en 2021

Supercoupe de France :

Finaliste en 2017 et 2018

Coupe de la Ligue :

Finaliste en 2017 et 2018

Demi-finaliste en 2015 et 2019

Ligue des Champions de l’UEFA :

Demi-finaliste en 2017

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