PORTRAIT. Éric Elena, le basket féminin à Monaco, c’est lui

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Romain Boisaubert/Monaco Tribune

Membre fondateur de la Monaco Basket Association (MBA) et président du club depuis douze ans, Éric Elena (59 ans) a façonné le deuxième club de basket-ball de la Principauté pour en faire la principale entité féminine monégasque.

Dans la vie d’Éric Elena, le basket-ball occupe une place prépondérante depuis plus de quinze ans. Du lundi au dimanche, du matin au soir, il n’y a pas un moment où le président de la Monaco Basket Association ne pense pas basket. S’il ne répond pas au téléphone pour évoquer une potentielle recrue, c’est qu’il est accoudé aux rambardes du gymnase de l’Annonciade pour assister à l’entraînement des filles de N1. Quand ce n’est pas les jeunes du club.

Nous sommes arrivés au plus haut niveau dans le monde semi-professionnel. On veut maintenant rêver en grand 

Éric Elena

Pourtant, depuis deux ans, une autre passion anime Éric Elena. Pour s’évader, celui qui a récemment pris sa retraite après trente-huit ans au Casino Monte-Carlo plante des oliviers, dans sa résidence nichée dans les hauteurs de la Principauté, à Sospel.

Quand il n’est pas sur les parquets, Éric Elena plante… des oliviers !

« On s’est lancé dans un travail de fou, sourit le supporter des New York Knicks en NBA. On souhaite replanter deux cents oliviers. J’avais envie d’exploiter mon terrain et les habitants ont trouvé cette idée géniale. On est allé en Italie, près de Florence, pour choisir les arbres. J’espère que l’on aura de la bonne huile d’olive ! »

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Monégasque de naissance, Éric Elena a fait toute sa scolarité en Principauté. S’il réside à Monaco, il aime passer ses week-end et ses étés à Sospel, dans sa petite maison de campagne bientôt bordée d’oliviers à perte de vue. Le tout en suivant attentivement l’évolution de son club, qui vise la montée en deuxième division dès cette saison.

L’équipe première de la MBA évolue en N1 et compte bien monter en deuxième division dès cette saison. Les Monégasques sont actuellement en excellente position pour rallier les phases finales/©MBA

« Nous sommes arrivés au plus haut niveau dans le monde semi-professionnel. On veut maintenant rêver en grand », souffle-t-il, fier du parcours réalisé par son équipe depuis des années. Il faut dire que le travail effectué par Éric Elena est colossal.

Une entité féminine commune entre la MBA et la Roca Team ?

Si le club compte aujourd’hui cent vingt-sept licenciés, il y a seulement douze ans, au moment de sa création, la MBA figurait au niveau départemental, tout en bas de l’échelle.

Avec l’arrivée de Sergey Dyadechko à l’AS Monaco Basket on a décidé de se tourner presque exclusivement vers les féminines

Éric Elena

Mais de montés en montés, l’équipe féminine a gravi les échelons jusqu’à la Nationale 1. De quoi faire de la MBA un club à dominante féminine. « Il a fallu choisir où mettre nos moyens, explique-t-il. Avec l’arrivée de Sergey Dyadechko à l’AS Monaco Basket, qui a décidé de mettre d’énormes moyens dans la Roca Team, on a décidé de se tourner presque exclusivement vers les féminines. »

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Dirigeant de la Roca Team pendant cinq ans avant de fonder la MBA, Éric Elena avait tissé des liens étroits avec l’autre club de basket de la Principauté. C’est donc tout naturellement qu’il a proposé à l’ancien président de la Roca Team, remplacé récemment par Aleksej Fedoricsev, de créer une Roca Team Girls, à l’image de l’ASVEL Féminin, pendant de l’ASVEL de Tony Parker. « J’ai essayé quelques fois. Mais son truc, c’est les garçons ! »

Avec un budget de 350 000 euros, la MBA entend atteindre un jour la première division par ses propres moyens, sans le soutien (pour l’instant) de la Roca Team. Désireux de transmettre le flambeau, « il est temps de laisser la place aux jeunes », Éric Elena se démène pour trouver un mécène, qui à l’image de Dyadechko, pourrait conduire le club vers le sommet. Avis aux amateurs !