Face à l’inflation, nos lecteurs nous ont confié leur ressenti mais aussi leurs astuces pour conserver leur pouvoir d’achat.

Si certains salariés nous ont confié précédemment ne pas avoir ressenti les effets de l’inflation et se considèrent même comme « privilégiés » de travailler à Monaco, d’autres lecteurs ont un avis plus nuancé.

Malheureusement, l’inflation sur les matières premières et sur les énergies est la même pour tous, qu’on travaille en France ou à Monaco.

Même si Betty n’a, elle non plus, « pas ressenti les conséquences de l’inflation » et qu’elle considère que « travailler à Monaco est évidemment une opportunité à saisir en termes de retraite », elle essaye tout de même de faire attention « en sélectionnant les produits en promo. »

Le loyer et les transports sont un gros poste de dépense pour nos lecteurs : « Nous avons ressenti l’inflation et notamment par rapport aux prix de l’essence. » Un autre internaute affirme : « Mon pouvoir d’achat passe dans mon loyer ! » Ce que confirme une salariée en disant que « la région est énormément chère surtout pour se loger, la moitié du salaire y est consacrée. L’autre moitié aux impôts et au transport en voiture. » Elle finit son message par assurer que c’est « de pire en pire ! »

Isabelle, enfant du pays, se considère de la classe moyenne et se désole d’être « victime des inflations et pour faire face à ce fléau [elle doit] faire des économies. » Une autre internaute déplore que « les Monégasques [soient] protégés, les enfants du pays non, alors qu’ils sont nés et ont fait toute leur vie ici. Pour faire face à l’inflation, nous ne nous arrêtons même plus devant les commerces de Monaco, nous tentons de faire de la récup’ et achetons d’occasion […] c’est ce qui nous sauve. »

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Nathalie aussi se sent impactée par la hausse des prix : « Malheureusement, l’inflation sur les matières premières et sur les énergies est la même pour tous, qu’on travaille en France ou à Monaco. »

Comment faire face à l’inflation ?

Isabelle apporte quelques astuces pour réduire ses dépenses. Par exemple, elle indique que « l’essence est moins chère sur Nice et non ici [à Monaco] » et que pour ses « achats alimentaires, [elle va] en Italie, ou sur Menton chez Aldi ». Ensuite, elle rappelle des mesures de bon sens mais qui sont toujours bonnes à rappeler comme : « cuisiner au max, plus de resto et apéros entre amis à la maison. Faire tourner les machines en heures creuses, la nuit et éteindre télé et ordi … au moment du coucher. » De même, pour les transports, elle privilégie les déplacements « à pied le plus possible et [le] covoiturage pour faire les courses. »

Nathalie effectue sensiblement les mêmes gestes qu’Isabelle ou Betty pour réduire ses dépenses : « faire du covoiturage, acheter en promo les produits longue conservation, CUISINER maison un max et revoir les contrats assurances et téléphone. »

Qu’en est-il du salaire à Monaco ?

Sylvain tient à préciser que « travailler à Monaco ne veut pas forcément dire avoir un bon salaire. » Ce à quoi Nicolas lui répond en précisant qu’il a « bossé à Monaco. Ok on gagne plus mais on bosse 39h et on peut vous virer du jour au lendemain et c’est le bagne pour certains jobs, c’est une dictature moyenâgeuse. »

Nathalie le confirme. Si la rémunération est meilleure, c’est : « en raison des charges et du nombre d’heures travaillées, souvent 39h ou plus. »

Pour Chris, « les patrons s’alignent sur les salaires français donc ce n’est pas si intéressant que ça. »

Finalement, Stéphane résume assez bien la situation : « l’impact de l’inflation est variable selon son niveau de rémunération. Le covoiturage et le télétravail me permettent de réaliser des économies de carburant, en plus c’est écologique. »