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En bus ou à pied, doit-on arrêter d’emmener ses enfants à l’école en voiture à Monaco ?

Bus-Monaco
© Monaco Tribune

Nous avons demandé votre avis et les réponses sont partagées.

La question a déjà été posée, à Monaco comme en France : comment réduire le trafic routier aux heures de pointe et, ainsi, limiter nos émissions de gaz à effet de serre ? Privilégier les transports en commun ou la marche pour emmener ses enfants à l’école le matin pourrait être une première piste, qui a d’ailleurs été évoquée par le Conseil national et le Gouvernement Princier en début d’année.

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Et malgré les actions de sensibilisation, les courriers personnalisés à destination des parents et la mise en place de bus de ramassage scolaire à Saint-Roman et au Jardin Exotique, selon l’élu Balthazar Seydoux, lors d’une séance publique : « on voit beaucoup de voitures avec un parent et un enfant à l’arrière. Ce n’est pas acceptable et pas adapté à Monaco. » « Il faut que, tous ensemble, que ce soit les Conseillers nationaux, les professeurs ou l’Education Nationale, nous fassions passer le message », avait ajouté Patrice Cellario, Conseiller de Gouvernement-Ministre de l’Intérieur.

Mais, de leur côté, qu’en pensent les parents ? Vous avez été près d’une centaine à nous faire parvenir votre avis sur la question.

« Les bus sont bien desservis et il y en a tout le temps »

Pour une grande majorité de nos lecteurs, la petite taille de Monaco suffit à justifier la marche ou le bus : « à partir du moment où vous résidez sur Monaco ou très proche limitrophe, il est largement possible d’effectuer tous ses déplacements à pied ou en bus quel que soit le quartier d’où vous partez et où vous voulez aller », témoigne Audrey, elle-même maman, qui préconise d’ailleurs l’interdiction de véhicules motorisés dans certains quartiers, tout en rappelant que les prix des parkings peuvent être bien plus élevés que celui du bus.

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« Chez nous, aucune voiture n’est utilisée pour se rendre à l’école / au travail. C’est bus ou à pied. Mais que faire de plus à part interdire la voiture ? Toutes les écoles sont bien desservies en bus ultra réguliers, et sont « sécurisées » avec un agent de police devant. C’est ni un problème de transport, ni une histoire de risque. C’est juste la dramatique force de l’habitude », commente Guillaume.

« Ma fille qui est au collège prend son bus tous les jours. C’est bien desservi, il y en a tout le temps. Couplé à l’application des autobus de Monaco c’est le top », renchérit Olivier. « Mes enfants, très jeunes, je les emmenais à pied et en bus dans deux écoles différentes. Maintenant, ma petite-fille prends le bus toute seule. Il n’est pas nécessaire de prendre la voiture à Monaco », atteste Mélanie. « A pied, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige », plaisante Jennifer.

« Les plus petits ne vont pas se rendre à l’école seuls »

Pour certains, venir à l’école à pied est même synonyme de nostalgie. « Nous allions à pied avec les copains d’école et parfois en bus, mais très rarement. Nous préférions marcher et discuter, nous soutenir et parfois même répéter nos leçons en chœur !!! Mais c’était avant », regrette Isabelle. « Nous allions à l’école à pied, à l’époque matin, midi et soir, et on n’est pas mort », approuve Evelyne. « A pied et qu’est-ce qu’on a pu rigoler en chemin avec les copines », se souvient Béatrice. « Du temps où mes filles étaient scolarisées, on a toujours fait le trajet à pied étant donné que l’école était dans le quartier, puis plus tard pour aller au collège ou lycée c’était le bus ou à pied. On était déjà respectueuses de l’environnement », souligne Sylvie.

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D’autres parents, en revanche, préfèrent conserver la voiture. Victoria, par exemple, reste sceptique à l’idée que les plus petits prennent les transports en commun : « laisser les enfants seuls ? Ah bon… (…) Certains enfants ont besoin de leur parents. C’est une question d’âge et de maturité. Et puis, on est tous différents avec des contraintes différentes. Ce qui vous convient à vous, ne convient pas forcément à d’autres. » 

Et la sécurité n’est pas la seule question soulevée par les parents : « comme s’il n y avait qu’à Monaco que l’on accompagnait nos enfants en voiture. Qui plus est en dépose-minute. Sérieusement, les plus petits ne vont pas se rendre à l’école seuls, et la balade matinale quand on travaille (et oui certains travaillent aussi à Monaco), on n’a pas forcément le temps », s’agace Sylvie.

Même sur un territoire de deux kilomètres carrés, parfois, les timings sont encore trop serrés, comme en témoigne Rémy : « lorsque l’école se trouvait à proximité, on y allait à pied mais lorsque mes enfants sont allés à Saint Maur et que j’habitais à Fontvieille on les accompagnait en voiture !!! Faire l’aller-retour en bus nous aurait pris des plombes. »

Quelles solutions alternatives ?

Pour quelques parents, comme Laura, il faudrait inciter davantage les parents à opter pour les transports en commun : « si seulement le bus restait gratuit, ça nous aiderait bien ici. En attendant, on utilise nos p’tits pieds malgré le mécontentement des enfants. » « La carte scolaire coûte 10 euros par an… faut pas exagérer, les bus ne fonctionnent pas à l’eau de mer », lui répond un internaute anonyme.

Et si les bus ou la marche ne peuvent, pour l’instant, pas convenir à tous, certains parents essaient tout de même de mettre en place quelques actions, pour éviter autant que possible la pollution occasionnée par la voiture. A l’instar du véhicule électrique, du covoiturage ou tout simplement du deux-roues.

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« Mon fils de 7 ans je l’emmène soit en bus, soit en voiture et je n’ai qu’une Kia électrique », précise Laurence. « Ce n’est pas le mode de propulsion de la voiture qui fait débat, mais la voiture elle-même avec son encombrement. Aujourd’hui, beaucoup de véhicules qui circulent en ville sont soit électriques, soit hybrides, et de moins en moins tout thermiques. Mais la saturation est toujours présente », rétorque Jean-Marc.

« En bus, sauf le jeudi où le cartable pesait une tonne, mais on s’arrangeait pour en prendre d’autres à tour de rôle ce jour-là entre voisines afin d’aller au collège de l’Annonciade », raconte Isabelle. « Scooter pour les collégiens/lycéens. C’est le must », affirme Nikko.


Au-delà de la question environnementale, les déplacements en voiture posent un autre problème : selon une étude parue récemment dans le journal spécialisé The Lancet Global Health, les enfants et adolescents ne font plus assez d’activité physique, en particulier depuis la pandémie de Covid-19.

D’après cette étude, près d’un demi-milliard de nouveaux cas de maladies chroniques majeures pourraient être diagnostiqués d’ici 2030, si la population ne devient pas plus active. Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux enfants âgés de cinq à 17 ans de pratiquer en moyenne une heure de sport par jour, d’intensité modérée à vigoureuse.

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