La société met un point d’honneur à garantir la sécurité technique et légale des données conservées et transférées.

Sécuriser et simplifier l’accès aux données des salariés et des entreprises. Voilà, en quelques mots, la mission que la société Pineappli s’est fixée. Après une longue carrière de consultant et expert dans le domaine de la confiance, son Président et fondateur, Jean-Marc Rietsch, s’est associé avec son fils, ingénieur en informatique et électronique, pour mettre au point ce projet novateur en matière de sécurisation et d’archivage des données.

Lancée en 2019, la société a rejoint MonacoTech en juillet 2020. « Je me suis dit que ce serait intéressant d’intégrer MonacoTech parce que je savais qu’on ne serait pas qu’un numéro, nous explique Jean-Marc Rietsch. C’est le gros avantage de Monaco : contrairement à des incubateurs gigantesques qu’on peut trouver en France ou ailleurs, ici, si vous posez une question, vous avez une réponse, il y a un véritable accompagnement. Rejoindre MonacoTech nous a aussi énormément aidés, parce que si le produit était quasiment prêt au niveau technique, au niveau commercial et marketing, il y avait encore beaucoup à faire. »

Un accompagnement, couplé à celui du Gouvernement Princier et du Fonds Bleu, qui a permis à la société de financer une partie de son projet grâce, notamment, aux différentes certifications sécuritaires dont elle fait l’objet.

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Signer ses documents en ligne

Et si la sécurité technique est un aspect indispensable pour Jean-Marc Rietsch, ce dernier a eu une deuxième idée : ajouter à ce socle sécuritaire, l’accès aux services dits de confiance, comme la signature électronique.

« Avec une originalité toutefois, précise-t-il. Ce n’est pas Pineappli qui réalise ces services : on se connecte sur une autre plateforme. L’utilisateur qui veut signer le fait dans l’environnement Pineappli, en toute transparence, mais ce n’est pas Pineappli qui signe : c’est un tiers, dont c’est la spécialité. Cela permet de sécuriser le dispositif au niveau technique ET au niveau légal et règlementaire. »

Ces plateformes spécialisées, situées en France, au Luxembourg et en Principauté de Monaco, permettent à la cinquantaine d’entreprises clientes (soit près de 500 utilisateurs) de choisir leur propre plateforme de signature électronique. Et parmi ces entreprises, Monaco Telecom.

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Martin Perronnet (à gauche), directeur général de Monaco Telecom et Jean-Marc Rietsch (à droite), fondateur de Pineappli – © Pineappli

« On en est très fiers, se réjouit Jean-Marc Rietsch, et on les remercie de nous avoir fait confiance aussi vite, d’autant qu’on est une start-up, qu’à l’époque, on se lançait tout juste, sans beaucoup de recul. Les bulletins de salaire de Monaco Telecom sont signés avec un certificat électronique, mais qui sont tout de même émis au nom de Monaco Telecom. Cela rassure les salariés. »

Monaco Telecom a d’ailleurs fait appel à Pineappli pour une autre prestation de service, véritable point fort de l’entreprise : permettre à ses employés de conserver leurs bulletins de salaire au même endroit. « C’est l’un de nos atouts, confie le fondateur de la société. Une fois connecté sur Pineappli, vous pouvez conserver, archiver, signer, cacheter, transférer… Vous faites tout au même endroit, pas besoin de changer d’outil. »

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Conserver ses données

Si le service se destine pour l’instant uniquement aux entreprises et à leurs effectifs, la société pourrait, à l’avenir, envisager de se développer pour les particuliers, notamment grâce au système de coffres-forts numériques. Un service en ligne, qui se décline de trois manières :

« Il y a d’abord le coffre-fort pour un seul utilisateur, que l’entreprise met à disposition. L’intérêt pour le salarié, c’est qu’il a dans son coffre l’ensemble de ses bulletins de salaire dématérialisés et garantis au niveau de leur confidentialité. Le jour où ce salarié quitte l’entreprise, il peut récupérer ses bulletins numériques et les mettre où il veut, ou alors il contracte avec Pineappli et conserve son coffre. On pourrait même envisager, à l’avenir, que ce coffre accueille d’autres documents, comme des factures Télécom, ou d’énergie, de parking, ou même de commerce ! L’avantage, c’est qu’en cas de perte ou de vol, vous avez la trace dans le coffre. »

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© Pineappli

Autre possibilité : demander un coffre-fort partagé, auquel plusieurs utilisateurs peuvent se connecter. Un espace très sécurisé, où le créateur choisit les droits accordés aux autres salariés (voir, modifier, déposer, télécharger ou supprimer un document).

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En dernier et plus haut palier sécuritaire, un coffre-fort d’archivage électronique, où la durée de conservation des documents est réglée au préalable. « Par exemple, si vous décidez qu’un document doit être conservé pendant quinze ans, il ne pourra pas être supprimé avant. A cette date, Pineappli vous proposera automatiquement de le supprimer. »

Des fonctionnalités qui ont déjà séduit un large panel de clients, à Monaco, en France et au Luxembourg. À terme, Jean-Marc Rietsch et son équipe espèrent se développer encore à l’international mais aussi ajouter d’autres fonctionnalités, comme la recherche sémantique, pour retrouver un document grâce aux mots-clés. Autant de prestations qui pourraient grandement simplifier le quotidien des 50 000 salariés qui travaillent chaque jour en Principauté.