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Vivre en commune limitrophe quand on travaille à Monaco, bonne ou mauvaise idée ?

communes limitrophes monaco
© Unsplash

Nous avons posé la question à nos lecteurs qui ont, pour certains, des suggestions d’améliorations.

Beausoleil, Cap d’Ail, la Turbie, Roquebrune-Cap-Martin… Nombreux sont les salariés de la Principauté qui ont opté pour l’une de ces quatre communes limitrophes, afin de s’y établir et de rejoindre Monaco plus facilement.

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Avec le recul, qu’en pensent ceux qui ont fait ce choix ? Les lecteurs de Monaco Tribune ont fait part de leur expérience et de leurs pistes d’améliorations.

C’est le cas de Véronique, qui estime qu’« habiter à Cap d’Ail est une chance, mais [qu’]un service de navette entre Monaco et le centre de Cap d’Ail serait peut-être une bonne idée, cela éviterait de prendre la voiture pour venir travailler. » Selon elle, les bus ZOU sont « pleins à craquer », en dépit de leur roulement régulier.

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Même demande pour Anna, qui indique avoir travaillé à Monaco tout en vivant à Beausoleil, et qui pense qu’il faudrait « plus de petits bus. » Des propos corroborés par Dominique, qui voudrait des bus directs pour relier Beausoleil à Fontvieille, quartier de Monaco où sont implantées de très nombreuses entreprises.

L’accessibilité, un argument de poids

Selon Chantal, en revanche, « Monaco est très bien desservi, entre les bus, les escalators et les ascenseurs. Sur la basse corniche, c’est assez bien desservi entre le TER et le bus, mais pour les communes comme La Turbie, le Col d’Eze ou le village, Peille … cela est plus problématique », précise-t-elle. « Géniaux, les escalators », affirme Lorraine. « C’est top, on peu monter jusqu’à Bellevue depuis le marché », lui répond Carlos.

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Et pour Steve, cela ne fait aucun doute : vivre en commune limitrophe offre tout un panel d’avantages pour les salariés : « C’est la meilleure solution pour éviter la galère du TER ou les dangers du scooter. J’avais un couple d’amis qui travaillaient à Monte-Carlo et habitaient dans un petit deux-pièces à Beausoleil. C’était parfait : tout à pied, ascenseur ou quelques minutes de bus de la CAM… Lorsque le petit est venu, ils ont dû déménager sur Nice pour avoir plus grand… Ils ont fini par changer de boulot à cause du transport », témoigne-t-il.

Des loyers trop élevés ?

Mais notre lecteur apporte toutefois une nuance à son propos : « habiter Beausoleil, Cap d’Ail ou Cap-Martin, c’est évidemment le pied lorsqu’on travaille à Monaco, mais ce sont des biens dont le prix, à l’achat comme à la location, reste élevé, ce qui signifie des surfaces adaptées à un solo ou un couple sans enfants pour 90% des salariés. Un système de transport performant entre Nice et Monaco reste de toutes façons nécessaire afin de garder une attractivité économique aussi bien pour Monaco que pour Nice. »

Le prix des loyers reste en effet un écueil, selon nos lecteurs. Car si les tarifs restent bien moins élevés qu’à Monaco, le prix moyen du m2 est estimé à 6 243 euros à La Turbie, 6 624 euros à Roquebrune-Cap-Martin, 7 052 euros à Beausoleil et à 9 715 euros à Cap d’Ail.* A titre de comparaison, il est estimé à 5 045 euros à Nice et à 5 135 euros à Menton.

Nadia sous-entend spontanément en commentaire que le prix des loyers à Beausoleil peut faire peur. De même, Jeanine estime que les loyers « restent tout de même un peu trop élevés ». Kathy confirme : « appartement trop chers, sauf si on a une paye de Ministre ! »

Même si, dans l’ensemble, les commentaires restent plutôt positifs, des loyers plus abordables et des transports en commun supplémentaires pourraient donc davantage inciter les salariés à se rapprocher de la Principauté.


*Selon le site internet immobilier meilleursagents.com