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Brève

Le traité sur la haute mer entre en vigueur avec Monaco parmi les États pionniers

De nombreuses espèces sous-marines comme le rorqual commun vivent dans les eaux froides de haute mer © Chinh Le Duc - Unsplash

Après deux décennies de négociations et une mobilisation décisive lors de l’UNOC3 à Nice, l’accord BBNJ sur la protection de la biodiversité marine en eaux internationales devient enfin contraignant.

L’accord sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones situées au-delà des juridictions nationales (accord BBNJ) est officiellement contraignant le vendredi 17 janvier, après sa ratification par plus de 80 pays. Jusqu’alors largement dépourvue de protection, la haute mer — qui représente près des deux tiers de la surface océanique mondiale — dispose désormais d’un arsenal juridique complet.

Monaco, pionnier européen de la ratification

Sous l’impulsion du Prince Albert II, la Principauté s’est positionnée comme fer de lance de ce processus diplomatique entamé en 2004. Monaco fut le premier État européen et méditerranéen à ratifier cet accord historique. En 2020, le Souverain avait co-organisé aux côtés de l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry un dialogue de haut niveau sur le traité, accueilli en Principauté par la Fondation Prince Albert II de Monaco.

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3), tenue à Nice en juin 2025, a joué un rôle déterminant dans l’atteinte du seuil des 60 ratifications nécessaires. Dix-neuf pays ont ratifié le traité pendant la conférence et quinze autres s’y sont engagés. « Même fragilisé, le multilatéralisme demeure notre seule solution », avait alors déclaré le Prince Albert II lors de l’ouverture du sommet. Monaco avait également accueilli le Blue Economy and Finance Forum les 7 et 8 juin, en préambule de l’événement.

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Le Prince Albert II lors du BEFF 2025 © Musée océanographique de Monaco

Des outils concrets pour l’objectif 30×30

L’accord prévoit notamment la création d’aires marines protégées en haute mer, des évaluations d’impact environnemental obligatoires et un mécanisme de partage équitable des ressources génétiques marines. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour atteindre l’objectif international de protéger 30 % des espaces marins d’ici 2030. À ce jour, seul 1 % de la haute mer bénéficie d’une protection effective. Une première COP sur la haute mer devrait se tenir à l’automne 2026.