Grève inédite au Centre Commercial de Fontvieille : les réactions se multiplient
Un grande majorité des commerçants du Centre Commercial de Fontvieille ont baissé le rideau lundi 9 février, provoquant une cascade de réactions institutionnelles.
Des dizaines de salariés et de gérants se sont rassemblés dans les allées du Centre Commercial de Fontvieille, non pas pour travailler, mais pour exprimer leurs doutes sur l’avenir incertain qui semble se profiler. Sur les tracts distribués aux passants, un message résumait le sentiment général : « Nous fermons aujourd’hui pour ne pas fermer définitivement demain. » Les commerçants dénoncent un projet de restructuration qui accuse plusieurs années de retard, malgré des dépenses déjà conséquentes, et qui, selon eux, ne prend pas en compte leurs besoins. Le chantier de modernisation, attendu depuis de nombreuses années, ne devrait pas débuter avant 2028.

Un projet dévoilé en juillet
En juillet 2025, le Gouvernement avait présenté les grandes lignes de la restructuration lors d’une commission plénière d’étude. Pour soutenir ce projet un dispositif d’accompagnement individuel des commerçants avait également été évoqué. Promesse non-tenue d’après les marchands qui ont collé ce lundi de nombreuses affiches sur lesquelles les clients ont pu lire des messages explicites : « Nous sommes pour la modernisation du centre commercial mais contre notre exclusion » ou encore « Gouvernement sourd, Conseil national absent, commerçants à bout ».
Des réactions de toutes parts
Le président du Conseil national, Thomas Brezzo, a rapidement réagi dans un communiqué de presse en pointant « l’immobilisme du Gouvernement et le non-respect de ses engagements » et annonçant recevoir les commerçants dans les prochains jours aux côtés de Corinne Bertani, vice-présidente en charge du Commerce.
De son côté, le Gouvernement Princier s’est dit « particulièrement attentif » à la situation, rappelant qu’un dispositif d’accompagnement a été présenté individuellement aux exploitants « tant à ceux qui ont interrompu leur activité qu’à ceux qui souhaitent poursuivre leur activité d’ici le démarrage des travaux ». Le Ministre d’État a proposé d’organiser une rencontre avec les commerçants et de poursuivre le dialogue avec le bureau du Groupement d’Intérêt Économique.
Enfin, la FEDEM a apporté son soutien à son membre et adhérent l’Union des commerçants et des artisans de Monaco (UCAM) et appelé à « l’ouverture d’un dialogue constructif », soulignant que le centre commercial reste « un levier d’attractivité essentiel » pour la Principauté.







