Ligue des champions : l’AS Monaco s’incline à dix face au PSG mais garde espoir pour la qualification
La toute première confrontation entre l’AS Monaco et le Paris Saint-Germain sur la scène européenne a tenu toutes ses promesses. Après un début de match canon des Monégasques, les Parisiens ont renversé leurs adversaires du soir en évoluant en supériorité numérique.
Tout avait pourtant si bien commencé. Sous les yeux du président Dmitri Rybolovlev, les hommes de Sébastien Pocognoli ont cru faire le plus dur après le doublé éclair de Folarin Balogun … Mais les champions d’Europe en titre ont égalisé avant la pause puis fait la différence après l’exclusion d’Aleksandr Golovin (2-3) grâce à un Désiré Doué des grands soirs. Malgré de nombreuses occasions concédées, l’AS Monaco a réussi à faire le dos rond et garde espoir pour le match retour au Parc des Princes la semaine prochaine.
Départ canon de l’AS Monaco
Il ne fallait pas arriver en retard dans les travées du Louis-II. Dès la 55e seconde, Golovin adresse un centre millimétré pour Balogun, seul dans la surface, qui place une tête dans le but de Safonov (1’, 1-0). Le but le plus rapide jamais inscrit par l’AS Monaco en compétition européenne, et également le plus précoce jamais encaissé par le PSG sur la scène continentale.
Après avoir laissé le ballon aux Parisiens durant le quart d’heure suivant, Monaco procède en contre avec justesse. Sur un superbe ballon en profondeur d’Akliouche, Balogun dépose Marquinhos et ajuste une nouvelle fois Safonov (18’, 2-0). Son quatrième et cinquième but en Ligue des champions cette saison.
Tout semble alors sourire aux Monégasques. Mais, après une erreur d’appréciation, Wout Faes commet une faute dans sa surface sur Kvaratskhelia et concède un penalty (22’). Philipp Köhn sort alors le grand jeu et repousse le penalty de Vitinha pour maintenir l’avantage.
Un tournant dans la rencontre
Incertain au coup d’envoi, le ballon d’or Ousmane Dembélé est contraint de laisser sa place à Désiré Doué (27’). L’international français va changer à lui seul la physionomie de la rencontre. Après une délicieuse passe de Barcola, Doué croise parfaitement sa frappe qui tape le poteau avant de rentrer dans le but (29’, 2-1).
Les Parisiens vont maintenir la pression sur le camp monégasque. Après une nouvelle frappe de Doué repoussée par Köhn, Hakimi surgit devant un Caio Henrique trop passif pour égaliser (41’, 2-2). Sans jamais paniquer, le PSG refait son retard en douze minutes. La mi-temps est donc sifflée sur ce score de parité malgré des tentatives dangereuses de Kvaratskhelia et João Neves en toute fin de première période.

L’expulsion de Golovin, moment clé du match
La première mi-temps avait parfaitement commencé pour l’ASM, la seconde débute de la pire des manières. Déjà expulsé quelques jours plus tôt en championnat contre Nantes, Golovin reçoit un carton rouge après intervention de la VAR pour une semelle sur Vitinha (48’). Monaco doit alors résister toute une mi-temps en infériorité numérique
Pour réorganiser son équipe, Pocognoli remplace Akliouche, diminué, par Krépin Diatta (58’). Les Monégasques font front face aux assauts de Kvaratskhelia (56e), Zaïre-Emery (62e) puis João Neves (66e). Mais vont finir par céder devant la vitesse d’exécution de Doué, décalé par Zaïre-Emery après un très beau mouvement collectif (67’, 3-2).
Dans la foulée, le capitaine Denis Zakaria prend sa chance, mais Safonov repousse du bout des doigts (68’). Sur le corner qui suit, une main flagrante de Marquinhos dans la surface n’est pas sanctionnée par l’arbitre ni signalée par la VAR … Une double situation qui aurait pu permettre à l’AS Monaco d’égaliser.

La fin de match est un long siège sur le but de Köhn. Lee Kang-In (78e, 83e), Barcola (81e) … Le gardien suisse, impérial, est encore décisif à la 94e sur une frappe soudaine du Sud-coréen.
Pocognoli « Pour moi, il y a main de Marquinhos »
En conférence de presse, Sébastien Pocognoli a affiché une frustration teintée d’espoir. Sur l’expulsion de Golovin, le technicien belge n’a pas mâché ses mots : « Je suis frustré. On ne peut pas se permettre de se mettre dans ce genre de situation à dix contre onze. »
Le coach a souligné les points positifs : « Quand on joue contre une équipe qui a 75 % de possession, c’est difficile d’avoir la fraîcheur. Ce que je retiens de positif, c’est la qualité de nos deux buts en première mi-temps et la manière dont on a défendu à dix en deuxième période. »
Sur la main non sifflée de Marquinhos, Pocognoli a été catégorique : « Pour moi, de manière très objective, il y a main. C’est sifflable, c’est sûr. » Le technicien belge a rassemblé ses joueurs sur la pelouse dès le coup de sifflet final et a voulu couper court au pessimisme : « Je ne voulais pas que la première pensée soit négative. On doit garder tout le monde ensemble, positif, parce qu’on a l’ambition de créer encore une bonne soirée au Parc des Princes. »
L’AS Monaco s’incline donc 2-3, après une nouvelle performance défensive solidaire. Les hommes de Sébastien Pocognoli seront donc dans l’obligation de s’imposer sur la pelouse du Parc des Princes mercredi prochain, pour espérer se qualifier. Une mission compliquée, sans Golovin qui sera suspendu. Mais pas impossible pour une formation qui a montré qu’elle pouvait mettre en danger les champions d’Europe en titre.











