Accusant une perte de 40 millions sur les six derniers mois, la Société des Bains de Mer se trouve plus que jamais dans une situation critique. L’objectif désormais : réduire le nombre de licenciements contraints. 

En octobre dernier, le plan de restructuration, qui annonçait 161 licenciements, avait provoqué un véritable choc au sein de l’entreprise. Une situation inédite qui a déclenché la colère des 18 syndicats, inquiets des conditions de départs proposés aux salariés. Tous se sont unis autour d’une même contre-proposition qui n’avait trouvé, jusqu’alors, aucune réponse.

Des négociations difficiles 

Dans les colonne de Monaco-Matin, le président délégué de la SBM, Jean-Luc Biamonti, affirme pourtant que « les conversations sont régulières et se passent bien (…) Jusqu’à présent, c’était constructif. Et jeudi, nous avons fait une contre-proposition qui fait que la situation s’est tendue ». Pour autant, il est encore impossible de savoir combien il y aura de licenciement puisque que les salariés ont jusqu’au 10 décembre pour se déclarer candidat à un départ volontaire. 

Les prochains jours s’annoncent déterminants

En effet, tous les salariés de plus de 57 ans peuvent solliciter un départ volontaire dès lors que leur emploi ne sera pas remplacé. « Nous faisons tout ce qui est possible pour diminuer au maximum ce chiffre, concède Jean-Luc Biamonti. Si tout le monde y met du sien, je pense que l’on réduira de 161 à 30 le nombre de départs contraints. » Et de conclure : « nous ferons tout pour protéger les emplois, et notamment les petits salaires. »

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La SBM a emprunté pour faire face à la crise

Pour affronter cette situation inédite et payer les salaires, la SBM a contracté plusieurs emprunts qu’il lui faudra bien évidemment rembourser comme le détaille Jean-Luc Biamonti : «  Nous avons un solde de 200 millions à rembourser du crédit bancaire pour le One Monte-Carlo et l’Hôtel de Paris. Nous avons par ailleurs endetté Betclic. Et nous avons emprunté 70 millions à très court terme sur les marchés. Si ça s’améliore, nous parviendrons à rembourser d’ici un an ou deux ans. »