Brève

Tourisme de luxe et éco-responsabilité : comment la Principauté s’oriente-t-elle vers l’hôtellerie durable ?

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© Monte-Carlo SBM

Une réflexion menée par la Monte-Carlo Société des Bains de Mer (SBM), à l’occasion d’une conférence.

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« Le client est roi ! » L’adage est bien connu du secteur de l’hôtellerie-restauration. Mais à l’heure du changement climatique, pouvons-nous accepter toutes les demandes, y compris celles qui peuvent nuire à la planète, comme vouloir des fraises ou des roses hors saison ? Comment la Principauté de Monaco peut-elle concilier son grand engagement en faveur de l’environnement avec les codes du tourisme de luxe, qui impliquent des prestations sur mesure ?

Dans le cadre de son programme « The Sea is Green », et en marge de la Monaco Ocean Week, la SBM a souhaité aborder ces questionnements le 22 mars dernier, au cours d’une conférence au sein de la Salle Belle Epoque de l’Hôtel Hermitage.

Etaient présents le champion du monde d’apnée et ambassadeur de la SBM, Pierre Frolla, le Directeur scientifique du Centre Scientifique de Monaco (CSM), Denis Allemand, l’auditeur Green Globe Guillaume Berreau, la journaliste spécialisée, Anne Eveillard, et la Responsable RSE de la Direction du Tourisme et des Congrès de Monaco, Estelle Antognelli. Les échanges étaient supervisés par la journaliste Leila Ghandi.

La SBM : un groupe engagé pour l’environnement

Des acteurs de terrain, donc, pour témoigner de l’impact du tourisme sur l’environnement – 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon Denis Allemand – mais aussi pour mettre en avant le travail mené par la SBM pour faire de Monaco une destination touristique de luxe durable.

Ce travail a déjà été bien amorcé : près de 90% des chambres d’hôtel de la Principauté ont obtenu des certifications environnementales. Les quatre hôtels du groupe, les Thermes Marins, le Café de Paris, le One Monte-Carlo et le siège social (situé à l’Aigue-Marine), sont d’ailleurs certifiés Green Globe, un label très exigeant et difficile à obtenir, comme le rappellent les intervenants.

Une reconnaissance de tout le travail amorcé depuis plusieurs années par le groupe, notamment au niveau du tri des déchets, de la grande réduction de plastique ou encore du recours aux énergies renouvelables, par exemple grâce aux pompes à chaleur ou aux panneaux solaires.

L’objectif est donc d’aller encore plus loin, en sensibilisant davantage la clientèle tout en restant attractif. L’idée n’est pas de dire « non » aux clients, mais de proposer des alternatives, de les accompagner et de faire d’intégrer l’éco-responsabilité dans les codes du luxe. « Le vrai luxe, c’est de pouvoir faire ou ne plus faire certaines choses, rappelle Pierre Frolla. Tout ça passe par l’éducation, la médiation et ça a besoin d’un certain temps pour faire son chemin. »