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Analyse

Formule 1 : Leclerc, Ferrari, Verstappen, Hamilton… La saison 2024 en 5 questions

Charles Leclerc
Charles Leclerc et Carlos Sainz s'apprêtent à disputer une dernière saison ensemble avant l'arrivée de Lewis Hamilton (Photo © Scuderia Ferrari)

Le coup d’envoi de la nouvelle saison de Formule 1 sera donné samedi 2 mars à Bahreïn. Voici les principaux enjeux de ce cru 2024 qui s’annonce passionnant.

1. Max Verstappen remportera-t-il un quatrième titre ?

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Intouchable, invincible, stratosphérique, les superlatifs manquent pour décrire la saison 2023 de Max Verstappen, qui a remporté sa troisième couronne mondiale en remportant 19 des 22 Grand Prix au calendrier.

Une domination sans partage qui permet au triple champion du monde de n’être plus qu’à une longueur d’Alain Prost et Sebastian Vettel.

Celui qui a déjà remporté 54 victoires dans sa carrière à seulement 26 se sait attendu de pied ferme par la concurrence. Mais si Ferrari, Mercedes et McLaren promettent des monoplaces plus performantes que la saison dernière, le Néerlandais reste plus que jamais favori à sa propre succession.

Parce qu’il est toujours aussi impressionnant de régularité, parce que son écurie est bâtie pour lui et parce que son talent semble toujours plus grand.

Seuls Lewis Hamilton, Charles Leclerc et dans une moindre mesure Lando Norris et Fernando Alonso semblent en mesure de l’embêter cette saison. Mais sur 24 manches ? C’est moins sûr.

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Max Verstappen ne cesse de briser tous les records (Photo © Red Bull)

2. Charles Leclerc retrouvera-t-il la victoire ?

Avec un nouveau contrat longue durée et des ambitions réaffirmées, Charles Leclerc est plus que jamais investi d’une mission au sein de la Scuderia Ferrari : ramener l’écurie au cheval cabré au sommet de la Formule 1.

Mais avec l’arrivée en fanfare de Sir Lewis Hamilton chez Ferrari l’an prochain, le Monégasque se doit de marquer des points cette année pour s’affirmer plus que jamais comme le leader de la firme de Maranello, lui l’enfant chéri des tifosis.

Parmi les pilotes, si ce n’est le pilote le plus rapide en qualification, Charles Leclerc devra calquer sa domination sur un tour en course.

Avec 5 poles et 6 podiums la saison dernière, Leclerc a aussi connu de nombreux abandons et problèmes mécaniques, laissant même son coéquipier Carlos Sainz remporter à Singapour la seule course que n’ont pas dominé les Red Bull en 2023.

Si le titre s’annonce une mission périlleuse, Charles Leclerc ne visera cette année rien d’autre qu’un nouveau succès en F1. Son dernier remonte au 10 juillet 2022 en Autriche à Spielberg.

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Charles Leclerc espère retrouver le chemin du succès cette saison (Photo © Scuderia Ferrari)

3. La Scuderia Ferrari peut-elle titiller les Red Bull ?

Toujours dans le sillage de Frédéric Vasseur, qui a entamé une petite révolution à Maranello depuis son arrivée la saison dernière, la Scuderia Ferrari espère retrouver plus souvent la victoire, avant de viser à nouveau les sommets en 2026.

Avec une SF-24 renouvelée à 95% et déjà mieux née que la SF-23 qui a rapidement rendu les armes, même si c’est la seule monoplace, grâce à Carlos Sainz, qui est parvenu à gagner un Grand Prix en dehors de Red Bull, l’écurie italienne semble en mesure, avec Mercedes, de challenger d’avantage l’écurie championne du monde.

En pleine progression, la Scuderia Ferrari n’est peut-être pas encore en mesure de viser un titre, mais semble avoir les armes pour terminer vice-champion du monde des constructeurs, mais aussi des pilotes avec Charles Leclerc. En attendant Lewis Hamilton en 2025…

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La SF-23 s’est montrée décevante, mais heureusement, son héritière semble armée pour briller (Photo © Scuderia Ferrari)

4. Comment Lewis Hamilton va-t-il gérer sa dernière saison chez Mercedes ?

L’annonce a fait l’effet d’une bombe sur la planète F1. Avant même que ne débute l’exercice 2024, Lewis Hamilton, sept fois champion du monde, a annoncé, d’un commun accord avec Ferrari, qu’il rejoignait l’écurie la plus mythique de la Formule 1.

Un mariage évident, qui rabat les cartes et qui ne laisse plus qu’une saison au Britannique pour ramener une dernière couronne à Mercedes, son écurie de coeur. Avec une monoplace qui revient peu à peu dans la lutte pour les podiums et les victoires, Lewis Hamilton peut légitimement espérer une meilleure saison que les deux dernières, où il a terminé sixième puis troisième.

Mais face à Max Vertsappen et Red Bull, Hamilton aura fort à faire et devra rester concentré sur le présent, lui qui s’attend à vivre l’un des plus grands défis de sa carrière déjà immense : faire à nouveau gagner la Scuderia Ferrari en 2025.

Lewis Hamilton s’apprête à vivre sa dernière saison chez Mercedes (Photo DR)

5. Un calendrier à 24 Grand Prix, stop ou encore ?

Vingt-deux manches la saison dernière, vingt-quatre cette année. Le calendrier de la Formule 1 n’a jamais été aussi chargé. « Où s’arrêteront-ils ? A titre personnel, j’estime qu’un calendrier de 24 Grands Prix n’est pas tenable, c’est beaucoup trop Â» a confié il y a quelques semaines Bernie Ecclestone.

À mon avis, ils feraient mieux de supprimer quelques Grands Prix, même si je suis heureux de voir que ce sport continue de se développer dans le monde entier. »

N’en déplaise à l’ancien grand argentier de la Formule 1, il se murmure même que les prochaines saisons pourraient compter jusqu’à 25 courses avec l’ajout d’un Grand Prix disputé en Afrique du Sud…

En attendant, cette année, les mythiques Grand Prix de Monaco, Belgique, Grande-Bretagne, Japon ou encore Brésil feront office de moments forts de la saison, tout comme le Grand Prix de Las Vegas, une nouvelle fois au calendrier après son retour en 2023.

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Le Grand Prix de Monaco sera l’un des temps forts de cette longue saison (Photo © Direction de la Communication / Michael Alesi)