Fête Nationale monégasque : ces métiers qui se mobilisent pour l’événement de l’année
Pour la population monégasque, le 19 novembre est un jour férié. Mais pour d’autres, c’est une journée comme une autre. Monaco Tribune place un focus sur ces personnes qui font vivre l’événement de l’année en Principauté.
Chaque année, c’est la date à cocher dans le calendrier à Monaco. En ce mercredi 19 novembre, la population profite des festivités pour célébrer le Prince Albert II et la famille princière sur la place du Palais. Cette journée est synonyme de repos pour les Monégasques. Pourtant, de nombreuses professions, que ce soit des commerçants, des artisans, des policiers ou d’autres corps de métier, sont sur le pont pour continuer à faire vivre les rues de la Principauté.
Revivez en images la Fête Nationale !

La religion en première ligne
C’est le cas des membres de la communauté religieuse. Le père Jean-Ariel a assisté à la messe d’action de grâce avec Te Deum. Présent à cette cérémonie depuis plusieurs années, il nous donne son ressenti sur cette journée particulière pour lui. « C’est une fête dans laquelle toute la nation est confiée au Seigneur. Il est vrai qu’en raison de la disposition de l’église, toutes les personnes ne peuvent pas y entrer. Mais nous les portons dans notre prière. »
Assis au premier rang dans la cathédrale, le Prince Albert II s’est montré particulièrement attentif selon le curé de la paroisse Saint-Charles. « Je l’ai senti heureux. Il y a eu une homélie extrêmement belle de la part de monseigneur l’archevêque Dominique-Marie David, qui a montré un peu les fondements de cet attachement à une tradition, mais aussi ouverte à un avenir. »

« Très content de travailler avec les locaux »
Si le Prince Albert était aux premières loges dans la cathédrale, il lui arrive également de l’être dans ce restaurant bien connu situé sur les hauteurs de Monaco, U Cavagnetu, dont le nom signifie « panier de pique-nique » en monégasque, où il y a déjà mangé. Une institution pour la gérante Céline, où sa famille y travaille depuis trois générations. « Nous sommes très contents de travailler avec les locaux. Il y a des habitués qui viennent, comme ceux du Palais ou bien du tribunal. » Pour elle, travailler le jour de la fête nationale s’avère être un bonheur. « C’est très festif et c’est un réel plaisir de rendre honneur au Prince. C’est vraiment sympa. »
Ce 19 novembre, cet établissement né en 1967 reçoit davantage de Monégasques qui ne trouvent pas toujours le temps de venir sur le Rocher à cette période de l’année pour déguster les plats emblématiques comme le poulpe, les ravioles à la daube, les petits farcis ou encore les beignets de courgette.

Les photographes, comme une famille
Tout au long de cette journée spéciale, les photographes sont sur le qui-vive. Lors de certains grands événements internationaux, comme le Festival de Cannes, ils se retrouvent parfois obligés de jouer les coudées franches pour capter le moindre moment marquant. Ce n’est pas le cas sur la place du Palais, comme nous le confie ce photographe, dont c’était la première couverture de l’événement. « C’est une petite équipe, comme une famille. Tout le monde se connaît. On est détendus. Il n’y a pas de stress et c’est ça le plus important. Il y a de la place pour tout le monde donc c’est agréable de travailler dans ces conditions. »
Équipé de trois appareils photos, ce dernier est parvenu à prendre environ 3 000 images au cours de la matinée. Après avoir effectué le tri, seulement une centaine sera conservée, où l’intérêt pour lui reste de saisir les instants d’émotions de la famille princière.

« Nous sommes là pour le public »
Afin que cette date singulière se déroule dans les meilleures dispositions, le secteur de la sécurité revêt une importance majeure. La Croix-Rouge monégasque fait évidemment partie du dispositif. L’association fait appel à des bénévoles prêts à assurer la protection de ceux qui participent à la Fête Nationale. « Nous sommes là pour le public », comme nous l’explique Martine, présente depuis 17 ans sur la place du Palais et mobilisée depuis 8 heures du matin.
Au final, aucun incident ne s’est produit pour les 165 secouristes présents. Par ailleurs, ses collègues peuvent être aussi réquisitionnés lors de grands événements sportifs, comme le Grand Prix ou le Yacht Club, où la vigilance est plus élevée en raison du nombre considérable de spectateurs. Pas de quoi les effrayer. « Il y a une bonne cohésion entre nous », affirme Sandrine et c’est bien là l’essentiel.








