Ce lundi 16 novembre, le Prince Albert II a inauguré les nouvelles installations d’un laboratoire « P3 », autrement dit confiné et sécurisé au Centre Scientifique de Monaco (CSM). L’accès est exclusivement réservé au personnel formé et autorisé.

Commandé par le Gouvernement Princier en mai dernier à la demande du Prince Albert II, l’appareil Cobas 6800 est arrivé à Monaco. Si son nom fait facilement penser à une machine tout droit sorti du film Men & Black, il n’en est rien. Décrit comme « une plateforme analytique de biologie moléculaire à haut débit », l’appareil sert en réalité à accélérer la cadence des analyses PCR et garantir l’autonomie de la Principauté en matière de dépistage de virus.

Un outil contre différents dangers sanitaires

Pour l’heure, aucun traitement ni vaccin n’a été établi contre la Covid-19. Dans ces conditions, la seule option pour maîtriser l’épidémie repose sur un dépistage massif et rapide afin d’isoler les sujets porteurs. En plus d’accélérer le nombre de tests, le laboratoire réfléchit à de nouvelles méthodes de prélèvements à l’image d’un potentiel test oro-pharyngés. Quant au CSM, il use de ce nouvel équipement pour développer d’autres analyses, pour le papillomavirus par exemple.

Cet outil renforce la mobilisation de tous les laboratoires privés et publics de la Principauté qui travaillent sans relâche depuis le début de la crise sanitaire pour tester au maximum.

Pierre Dartout, Ministre d’Etat

Objectif : désengorger les hôpitaux

Livré par la société Roche Diagnostics, le Cobas 6800 permet de réaliser 400 analyses quotidiennes. De quoi assurer l’analyse de la majorité des prélèvements naso-pharyngés effectués en Principauté. Ainsi, en délocalisant tous les tests PCR au CSM, le Centre Hospitalier Princesse Grace s’en trouvera soulagé.

Vers une numérisation et une automatisation des tests

Dans le but de réduire le temps entre le résultat d’une analyse et sa communication au patient, la Délégation Interministérielle à la Transition Numérique a élaboré, avec les équipes de Roche, du CHPG et du CSM, la numérisation et l’automatisation des tests. La durée devrait être réduite de 50 %, soit 12 et 24 h contre 36 h précédemment.

Si, le délai est au plus haut niveau des standards internationaux, il permettra aussi « de disposer de données fiables et complètes pour prendre les meilleures décisions pour la Principauté » selon Didier Gamerdinger, Conseiller de Gouvernement-Ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé.