Récit

Giorgio Armani, le créateur fétiche de la Princesse Charlène honoré aux JO d’hiver de Milan 2026

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La Princesse Charlène à la messe de la fête nationale monégasque dans une tenue Giorgio Armani, en novembre 2010 © Frederic Nebinger

Des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina à la robe de mariée iconique de la Princesse Charlène, retour sur les liens indéfectibles qui unissaient le roi de la mode italienne à la Principauté.

Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 n’auront pas seulement mis en scène les exploits des athlètes du monde entier. Ils auront aussi rendu un hommage appuyé à l’un des plus grands noms de la mode italienne. Au stade San Siro de Milan, la cérémonie d’ouverture de la 25e édition des Jeux olympiques d’hiver a placé la maison Giorgio Armani au cœur du spectacle. 

Lors de la présentation du drapeau à la garde d’honneur, soixante mannequins vêtus de tailleurs-pantalons monochromes Giorgio Armani aux couleurs du drapeau tricolore ont défilé, précédant la porte-drapeau Vittoria Ceretti, égérie de la nouvelle campagne printemps-été 2026 de la maison. Le portrait en noir et blanc du couturier, disparu le 4 septembre dernier, a également été projeté sur les écrans géants du stade. 

Un couturier, une vision, une époque

Né le 11 juillet 1934 à Piacenza, Giorgio Armani a grandi dans l’Italie de l’après-guerre avant de révolutionner la mode mondiale depuis Milan. Après des études de médecine abandonnées et un passage chez La Rinascente, il fonde sa propre maison de couture en 1975 avec son associé Sergio Galeotti. Sa signature est composée par des lignes fluides, des épaules déshabillées, des tonalités neutres et une élégance débarrassée de tout artifice superflu. « L’élégance, ce n’est pas se démarquer, mais être mémorable », aimait-il à dire.

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La Princesse Charlène, en tailleur Armani, et le Prince albert II lors de la fête nationale monégasque en novembre 2010 © Palais Princier de Monaco

Des podiums milanais aux tapis rouges hollywoodiens, Armani s’impose rapidement comme le couturier des stars et des royautés. Son empire s’étend bien au-delà de la mode : hôtels, restaurants, cosmétiques, architecture d’intérieur.

Un amoureux de la Côte d’Azur

Giorgio Armani était tombé amoureux de la Méditerranée. Saint-Tropez était son refuge, il y possédait une villa et un yacht, et était un habitué du mythique Club 55. La Côte d’Azur, avec sa douceur de vivre, résonnait naturellement avec son esthétique. Une sensibilité du Sud qui allait trouver, à quelques kilomètres de là, sur le Rocher de Monaco, un terrain d’expression idéal.

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© Giorgio Armani

En 2020, il franchit une étape supplémentaire en ouvrant une boutique de 150 m² à l’Hôtel Hermitage de Monte-Carlo, qu’il a personnellement conçue. Un espace à son image, pensé dans les moindres détails. La Principauté avait aussi fourni à Giorgio Armani l’un de ses ambassadeurs les plus inattendus : Charles Leclerc. En 2020, le pilote de la Scuderia Ferrari, était devenu le visage de la collection « Sur mesure » printemps-été. Le pilote Monégasque avait lui-même annoncé la nouvelle sur Instagram : « Extrêmement heureux d’annoncer que je suis désormais ambassadeur de Giorgio Armani et de sa ligne Sur mesure. La mode, comme la musique et le sport automobile, a toujours fait partie de mes passions. Représenter une marque aussi iconique est un immense honneur. »

La robe de mariée du siècle

Mais c’est sans doute le mariage du Prince Albert II et de Charlène Wittstock, le 2 juillet 2011, qui constitue le chapitre le plus mémorable de l’histoire entre Giorgio Armani et Monaco. Quelques mois avant l’union princière, en novembre 2010, la future Princesse portait déjà une tenue Giorgio Armani pour assister à la messe de la Fête nationale monégasque, un premier clin d’œil à ce qui allait devenir une complicité durable.

Mariage Princier - Armani
Giorgio Armani avec le Couple Princier, en juillet 2011 © Patrick Demarchelier

Le secret de la robe de mariée avait été gardé avec une discrétion absolue. Ce n’est qu’au moment où la Princesse Charlène a foulé le tapis rouge de la place du Palais que les invités ont découvert le chef-d’œuvre signé Armani. Une robe en satin duchesse blanc cassé à longue traîne, col croisé à l’avant comme à l’arrière, d’où naissait une deuxième traîne dite «à l’andrienne ». Sur le bord et la partie centrale de la queue, un motif floral à ramages brodé avec 30 000 perles dorées, 40 000 cristaux Swarovski et 20 000 gouttes de nacre. Un bijou textile d’une rare complexité, qui avait nécessité 2 500 heures de travail (dont 700 heures dédiées à la seule broderie). Le voile, en 20 mètres de tulle de soie avec violette frontale, avait lui-même exigé 100 heures de broderie supplémentaires. La maison Armani avait également créé le bouquet de la mariée et sa tenue de soirée.

Le 22 mai 2025, la Princesse Charlène est apparue dans une tenue signée Giorgio Armani lors de la réception officielle du 82e Grand Prix de Formule 1 © Palais Princier de Monaco

Au fil des années, la Princesse Charlène a fait de la maison Armani l’un de ses couturiers fétiches pour les grandes occasions officielles. Sa silhouette élancée et son port altier s’accordent naturellement avec les lignes épurées, les soies légères et les tonalités sobres chères au créateur. Dès le 30 juillet 2010, lors du 62e Bal de la Croix-Rouge de Monaco, la future Princesse apparaît aux côtés du Prince Albert II dans une longue robe nude signée Armani Privé. L’une de ses toutes premières apparitions remarquées sous cette griffe.

La Princesse Charlène et le Prince Albert II lors du 62e Bal de la Croix Rouge à Monte Carlo. Monte Carlo, Monaco, en juillet 2010 © Palais Princier

Le 22 mai 2025, elle porte une tenue signée Armani lors de la réception officielle du 82e Grand Prix de Formule 1 de Monaco. Puis, le 15 septembre 2025, après la disparition du couturier, la Princesse Charlène lui rend un hommage personnel en arborant un ensemble en soie beige Giorgio Armani, complété d’une ceinture tressée. Un geste sobre et éloquent pour saluer la mémoire de celui qui était aussi un ami.

La Princesse Charlène, le 15 septembre 2025, dans un ensemble Armani © Benjamin Godart – Monaco Tribune

Le 19 novembre 2025, pour le Gala de la Fête nationale au Grimaldi Forum, elle apparaît dans une robe entièrement blanche signée Armani Privé aux manches longues. Le lendemain, pour la cérémonie officielle, elle choisit un tailleur-pantalon blanc immaculé signé Armani, agrémenté d’un bibi à voilette.

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La Famille Princière unie pour la Fête Nationale monégasque, novembre 2025 © Michaël Alesi / Palais princier

À l’annonce de la disparition du couturier, la Princesse Charlène avait exprimé sa peine sans détour. Sur les réseaux sociaux, le Palais Princier de Monaco publiait son message : « C’est avec une grande tristesse que le Prince et moi-même avons appris le décès de Giorgio Armani. Figure emblématique du monde de la mode, il a créé et façonné des tendances qui ont influencé des générations. Parmi la richesse de ses créations, figurait également ma robe de mariée, en juillet 2011. Son œuvre et ses réalisations lui survivront et continueront d’inspirer l’avenir. » 

G. Armani décès
Giogioi Armani, propriétaire du club lombard Olimpia Milano, est venu assister au match contre l’AS Monaco Basket, en mars 2024 © Direction de la Communication

Giorgio Armani s’est éteint le 4 septembre 2025 à Milan, à l’âge de 91 ans. En cinquante ans de carrière, il avait transformé sa maison fondée en 1975 en un empire mondial, imposant un style inimitable qui avait traversé les générations, les frontières et les cours royales.