Alors qu’en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi 10 décembre le maintien de la fermeture des bars, des restaurants et des lieux culturels, donnant aux plus grandes villes des airs de cités fantômes, à seulement vingt kilomètres de Nice, la vie continue. 

Restaurants fermés, couvre-feu à partir de 20h, y compris le soir du Nouvel An, annulation du marché de Noël… Ils sont de plus en plus nombreux à délaisser la Côte d’Azur pour passer les fêtes de fin d’année en Principauté, comme l’a constaté Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers Nice Côte d’Azur, à la tête du Splendid Hôtel Nice : « On avait quelques clients à l’hôtel pour les fêtes de fin d’année. Entre cinq et six chambres. Et puis, ils ont annulé en argumentant qu’à Nice, il n’y avait aucun restaurant ouvert. « On annule et on va à Monaco, m’ont-ils déclaré. » Je peux comprendre que passer le réveillon assis sur un coin de lit d’hôtel, ça n’a rien d’excitant. »

En Principauté, la magie de Noël est au rendez-vous 

Il faut dire qu’à Monaco et malgré les règles sanitaires très strictes en vigueur, la magie est tout de même au rendez-vous, les spectacles culturels sont nombreux même avec un couvre-feu. « La demande est très forte pour Monaco et le réveillon du 31 décembre joue déjà complet dans les restaurants » a annoncé le président délégué de la SBM, Jean-Luc Biamonti. Une « concurrence déloyale » pour Michel Tschann mais une véritable aubaine pour la Société des Bains de Mer en proie à une crise financière sans précédent et qui doit composer sans sa clientèle italienne, soumise à une quarantaine en cas de déplacement à l’étranger.